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	<title>Dangers Alimentaires &#187; Mode de culture</title>
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	<description>Savez-vous réellement ce que vous mangez ?</description>
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		<title>OGM : limites, risques et dangers</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 13:52:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entre 1996 et 2007 les superficies de cultures OGM (organisme génétiquement modifié) ont été multipliées par plus de 100 !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1741 colorbox-1740" title="enfant-mais" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant-mais.jpg" alt="" width="480" height="341" /></p>
<p>En 2009, <strong>75% du soja cultivé dans le monde était génétiquement modifié</strong>. Entre 1996 et 2007, les superficies de cultures OGM (organisme génétiquement modifié) ont été multipliées par plus de 100 ! (voir graphique ci-dessous). Les OGM prennent de plus en plus de terrain sur les autres modes de culture et d&rsquo;élevage. Partant de ce constat nous allons définir dans ce dossier les risques et les dangers que présentent les plantes et animaux génétiquement modifiés pour la santé et l&rsquo;environnement. Attention, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une liste exhaustive (vu l&rsquo;étendue et la complexité du sujet). Nous vous tiendrons d&rsquo;ailleurs régulièrement informé de l&rsquo;actualité des OGM.</p>
<h3>Tout d&rsquo;abord qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un OGM ?</h3>
<p><strong>Un OGM est un organisme génétiquement modifié</strong>, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il a subi une modification de son patrimoine génétique par l&rsquo;homme dans le but de lui conférer de nouvelles propriétés. On change les caractéristiques génétiques par ajout, suppression ou remplacement d&rsquo;au moins un gène.</p>
<p>Un organisme transgénique est un organisme qui n&rsquo;existe pas en tant que tel dans la nature, <strong>c&rsquo;est un organisme totalement artificiel.</strong></p>
<p>Les OGM sont utilisés dans les secteurs de <strong>l&rsquo;industrie</strong>,<strong> </strong> de <strong>la médecine, </strong>de<strong> l&rsquo;agriculture</strong><strong> </strong> et de <strong>l&rsquo;agro-alimentaire</strong>. Nous nous intéresserons ici aux deux derniers domaines.</p>
<h3>Un peu d&rsquo;histoire et de chiffres</h3>
<p>C&rsquo;est dans le début des années 1980 que l&rsquo;on réussit pour la première fois à modifier génétiquement une plante et un animal.</p>
<p>En 1994, la première plante génétiquement modifiée (PGM) est commercialisée<strong>. </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">À</span></strong><strong> partir de 1996 c&rsquo;est le début de la culture des OGM en plein champ</strong>. Depuis, des dizaines de variétés végétales (coton, maïs, betterave, pomme de terre, soja, riz, blé, tomate, etc.) et animales (saumon, porc, lapin, etc.) ont vu le jour.</p>
<p>L’ISAAA (<em>International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications</em>) affirme qu&rsquo;en 2010, <strong>un milliard d’hectares cumulés ont été cultivés avec des cultures OGM dans le monde !</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Voici une carte des pays producteurs d&rsquo;OGM en 2009 :<br />
</strong></p>
<div id="attachment_1743" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/pays-producteurs-ogm.jpg"><img class="size-medium wp-image-1743 colorbox-1740" title="pays-producteurs-ogm" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/pays-producteurs-ogm-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur l&#39;image pour l&#39;agrandir</p></div>
<p><strong>Voici les statistiques qui montrent l&rsquo;évolution des cultures OGM dans le monde :<br />
</strong></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1742 colorbox-1740" title="EvolutionSuperficieOGM" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/EvolutionSuperficieOGM.jpg" alt="" width="480" height="307" /></p>
<h3>Plantes génétiquement modifiées</h3>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>99% des OGM agricoles sont des plantes à pesticides</strong>, c&rsquo;est à dire, des plantes qui vont, soit produire un insecticide leur permettant de résister à un insecte ravageur, soit qui vont être capable d&rsquo;absorber un herbicide sans mourir&nbsp;&raquo; explique Christian Velot, maître de conférence en génétique moléculaire (Univ. Paris-Sud XI), chercheur à l&rsquo;institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d&rsquo;Orsay). C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est apparu le <strong>Soja Round-Up</strong> par exemple. Le Round-Up est un herbicide total, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il tue toutes les plantes sauf celles génétiquement modifiées conçues pour lui résister.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1631 colorbox-1740" title="round-up" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/round-up.jpg" alt="" width="143" height="230" /></p>
<p><strong>Les 1% restants sont des plantes résistantes aux maladies virales, aux champignons, etc.</strong> Des études sont en cours, depuis déjà un certain nombre d&rsquo;années, pour créer des plantes adaptées à des environnements hostiles (milieux arides, salins, etc.).</p>
<h3>Animaux génétiquement modifiés</h3>
<p><strong>Le saumon génétiquement modifié</strong> est un bon exemple. On a ajouté au saumon d&rsquo;atlantique un gène de l&rsquo;hormone de croissance et un autre gène pour qu&rsquo;il puisse même se développer dans les eaux froides. <strong>La vitesse de croissance est de 30 à 60% plus élevée</strong> et le poisson <strong>serait prêt à être mangé en 19 mois au lieu de 3 ans</strong> pour les saumons d&rsquo;élevage ordinaires. En automne 2010, la <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/fda/">FDA (<em>Food and Drug Administration</em>)</a> s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs exprimée à ce sujet : « il y a <strong>une certitude raisonnable</strong> que la consommation de nourriture provenant de cet animal n’est pas préjudiciable à la santé ». Ceci a tout de suite fait réagir des organismes de défense des consommateurs comme <em>Food and Water Watch</em> : <strong>&laquo;&nbsp;nous ne voyons pas comment on peut assurer que ce produit n’est pas nocif sur la base de quatre études, dont trois sont menées par la société d‘élevage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>Des porcs </strong><strong>géants</strong> ont également été créés. Ils ont une vitesse de croissance et une taille adulte plus élevée de 40%  alors que leur alimentation serait de 25% inférieure ! Des <strong>lapins géants</strong>, des <strong>poules sans plumes</strong> et<strong> des chèvres produisant de la soie</strong> sont d&rsquo;autres exemples de ce qui se fait dans le génie génétique.</p>
<h3>Problèmes environnementaux &#8211; Augmentation des traitements</h3>
<p>Il se pose certains problèmes environnementaux avec la culture des OGM. En effet, comme les variétés de plantes &laquo;&nbsp;Round-Up Ready&nbsp;&raquo;, donc résistantes comme nous l&rsquo;avons vu au Round-Up, ne subissent pas les dégâts de l&rsquo;herbicide, l&rsquo;agriculteur fait en général moins attention à la dose d&rsquo;herbicide qu&rsquo;il va épandre. <strong>Il va préférer en mettre plus pour être sûr, étant donné que sa culture sera </strong><strong>de toute façon </strong><strong>épargnée.</strong> Nous avons ainsi dans les gigantesques cultures aux États-Unis par exemple, des agriculteurs qui épandent des pesticides en avion, arrosant toute la surface de pesticides. <strong>La consommation de Round-Up aux États-Unis et au Canada a très fortement augmenté depuis la mise sur le marché des variétés transgéniques,</strong> faisant le bonheur de Monsanto qui vend à la fois les semences OGM et l&rsquo;herbicide qui va avec.</p>
<div id="attachment_965" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-965 colorbox-1740" title="epandage-aerien-pesticides" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/epandage-aerien-pesticides.jpg" alt="" width="250" height="370" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">&nbsp;</p>
<p>USDA Photo : Charles O&rsquo;Rear</p>
</dd>
</dl>
</div>
<h3>Plantes à valeurs nutritives modifiées</h3>
<p>Certaines plantes ont été conçues pour apporter des qualités nutritives qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas naturellement. C&rsquo;est le cas du <strong>riz doré qui a été modifié pour produire de la vitamine A</strong>. On l&rsquo;appelle riz doré à cause de la béta-carotène qui rend sa couleur jaune-orangée. Le problème ici est de savoir si la plante en question produit toujours et si oui, dans quelles quantités, les substances nutritives qu&rsquo;elle produisait normalement (vitamine E, chlorophylle, acide gibbérellique).</p>
<h3>Plantes à pesticides</h3>
<p>Il se pose également la question de ces <strong>plantes qui sont conçues pour produire par elles-mêmes un pesticide</strong>. L&rsquo;idée est à première vue plutôt bonne car l&rsquo;agriculteur n&rsquo;aurait plus besoin d&rsquo;utiliser ce pesticide en question car la plante la fabrique toute seule. Le problème évoqué par Christian Velot est de savoir l&rsquo;impact que cette plante a sur l&rsquo;environnement et sur la santé du consommateur. En effet, la plante fabrique automatiquement un pesticide et par les racines largue cette substance dans le sol. Les pesticides sont, normalement, épandus en prévention ou lorsqu&rsquo;il y a un problème alors qu&rsquo;<strong>ici la plante en créée en continu en toutes circonstances, donc même en l&rsquo;absence du problème.</strong> Quel est alors le bénéfice écologique si la plante crée cette substance et l&rsquo;injecte elle-même dans l&rsquo;environnement ?</p>
<h3>Accumulation des pesticides dans les plantes à pesticides</h3>
<p>Un autre problème que posent ces plantes est <strong>l&rsquo;accumulation de ces pesticides dans ses tissus</strong>. Quelles sont alors les répercussions sur l&rsquo;animal qui les mangera et de l&rsquo;homme qui mangera l&rsquo;animal ? &laquo;&nbsp;Pour les plantes à pesticides <strong>il n&rsquo;y a aucune législation européenne</strong>, c&rsquo;est à l&rsquo;appréciation des instances d&rsquo;évaluation&nbsp;&raquo; qui peuvent décider si des tests doivent être faits ou non, explique Christian Velot. Dans les cas où des études sont faites, &laquo;&nbsp;pour des raisons de secret industriel <strong>c&rsquo;est la firme semencière qui choisit le laboratoire</strong> qui fera ces tests&nbsp;&raquo; et <strong>les résultats ne sont pas communiqués</strong> pour les mêmes raisons (sauf lors de rares procédures judiciaires). La plante devrait non seulement être testée comme une plante mais également comme un pesticide. Ceci montre clairement un manque de transparence, ce qui est inacceptable.</p>
<h3>Développement de maladies ou d&rsquo;insectes résistants</h3>
<p>En ne produisant que des plantes résistantes à certains insectes ou maladies, ces derniers vont s&rsquo;adapter. L&rsquo;immense majorité sera tuée mais une certaine partie des insectes naturellement résistants au pesticide vont proliférer et prendre le dessus. <strong>Cette minorité d&rsquo;insectes parmi l&rsquo;espèce deviendra alors la majorité, modifiant ainsi l&rsquo;espèce de manière non naturelle</strong>. C&rsquo;est le cas par exemple du maïs MON810, du coton BT qui ne résiste plus au papillon ravageur pour lequel il avait été conçu, du coup les paysans sont obligés d&rsquo;utiliser des quantités de plus en plus élevées de pesticides pour lutter contre les insectes résistants. Il y a même <strong>d&rsquo;autres insectes qui ravagent à présent les cultures de coton</strong> constate un scientifique plutôt pro OGM, le Dr Kranthi.</p>
<p>Nous sommes également en mesure de nous demander quel impact à une plante OGM sur les insectes non nuisibles, sur les plantes environnantes, impact qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas censée avoir mais qu&rsquo;elle a quand même.</p>
<h3>Un gain de rendement pourtant très faible</h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1753 colorbox-1740" title="ble-ogm" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/ble-ogm.jpg" alt="" width="480" height="278" /></p>
<p>Le principal argument des défenseurs d’OGM est de prétendre faire beaucoup plus de rendement avec leurs semences OGM et de pouvoir ainsi nourrir ceux qui meurent de faim. Or des scientifiques et experts en ont conclu autrement. <strong>« Jusqu’ici les performances des cultures génétiquement modifiées pour accroître le rendement sont modestes et ce malgré les efforts considérables mis en œuvre »</strong> [depuis vingt ans], conclut le groupe indépendant américain de recherche UCS (<em>Union of Concerned Scientist</em>s). <strong>« Aucune culture transgénique n’a permis un accroissement réel du rendement</strong> et seul le maïs Bt a montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d’exploitation » affirme Doug Gurian-Sherman principal auteur de l’étude de l’UCS. Selon les rapports, <strong>les gains du maïs BT, par exemple, ne sont que de 3 à 4% !</strong> Le fait que les cultures ont un meilleur rendement est plus dû aux techniques de cultures qui ont beaucoup évoluées ces vingt dernières années.</p>
<h3>Pollution génétique des animaux</h3>
<p>De la même manière, si un saumon transgénique faisant 5 à 6 fois la taille normale est libéré dans la nature, il y aurait des conséquences non négligeables pour l&rsquo;environnement. Il s&rsquo;attaquera à des poissons plus gros, il mangera les poissons avec lesquels il aurait cohabité, il s&rsquo;accouplera plus que les poissons sauvages (car les femelles préfèrent les mâles plus gros&#8230;), etc. <strong>Très vite il n&rsquo;y aurait plus que des gros saumons car ils prendraient la place des autres.</strong> Nous avons un petit aperçu de ce que peut donner l&rsquo;introduction d&rsquo;une espèce étrangère dans un écosystème avec le <em>Cauchemar de Darwin,</em> par exemple, où la Perche du Nil (espèce non OGM) a tout ravagé.</p>
<p><strong>De penser pouvoir tout contrôler comme l&rsquo;affirment les grands groupes est impossible.</strong> Il n&rsquo;est pas exceptionnel que des milliers de poissons d&rsquo;élevage s&rsquo;échappent accidentellement dans la nature (lors d&rsquo;un gros orage par exemple), il en sera bien sûr de même avec les poissons génétiquement modifiés. Prétendre, comme le fond les multinationales, de stériliser les millions de poissons qu&rsquo;ils créent parait utopique.</p>
<h3>Pollution génétique des plantes</h3>
<p>Il se pose le problème de la contamination génétique des plantes. En effet le pollen ou les graines des PGM vont contaminer les autres plantes aux alentours par le vent, les insectes, les oiseaux, etc. Les cultures bio peuvent ainsi être contaminées et perdre leur label et devront être vendues à leur tour comme OGM. <strong>Ceci est une menace à la biodiversité de la planète.</strong> La plante génétiquement modifiée, qui est plus forte, prendra le dessus sur les espèces naturelles ancestrales et le risque est de voir disparaitre des variétés uniques par des croisements aléatoires avec des plantes artificielles. <strong>&laquo;&nbsp;D&rsquo;un point de vue environnemental, les OGM participent à l&rsquo;appauvrissement de la biodiversité et sont le reflet d&rsquo;une agriculture industrielle&nbsp;&raquo;</strong> affirme la Confédération Paysanne.</p>
<p><p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h3>L&rsquo;impact sur la santé</h3>
<p>Nombreux sont ceux qui affirment que les OGM sont sans danger pour la santé. Les <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">É</span>tats-Unis et le Canada en consomment en effet depuis les années 1996. <strong>Il est en revanche totalement impossible de savoir si les OGM ont des effets négatifs sur la santé</strong> car le terme &laquo;&nbsp;organisme génétiquement modifié&nbsp;&raquo; n&rsquo;apparait sur aucun emballage d&rsquo;aliment. Il est donc impossible pour un médecin d&rsquo;établir le lien de cause à effet d&rsquo;un OGM.<span> </span><strong>Des millions de personnes en consomment quotidiennement sans le savoir !</strong> Cette vaste expérimentation sur l&rsquo;homme n&rsquo;en est même pas réellement une, car il n&rsquo;existe pas de groupe &laquo;&nbsp;témoin&nbsp;&raquo; ne mangeant pas d&rsquo;OGM mais vivant dans les mêmes conditions, afin de pouvoir déterminer si les OGM ont des effets sur la santé. Comme c&rsquo;est quelque chose de relativement nouveau, nous sommes en mesure de nous demander s&rsquo;il n&rsquo;y aura pas également des conséquences sur le long terme, dans 20 ou 30 ans.</p>
<h3>Des études controversées</h3>
<p>Il n&rsquo;existe que très peu d&rsquo;études sur les OGM car les études sont très coûteuses, complexes à réaliser et demandent des années d&rsquo;expérimentations. <strong>Cela n&rsquo;a pas empêché les gouvernements et les organismes de protection des consommateurs à autoriser la consommation animale et humaine d&rsquo;OGM depuis 15 ans !</strong> La raison pour laquelle cette mise sur le marché a été aussi rapide, souvent même avant que de réelles études sérieuses soient menées, est que les firmes veulent commercialiser le plus vite possible leurs OGM. <strong>Plus vite ils les vendront et plus vite ils récupèreront leur investissement.</strong> L&rsquo;augmentation des maladies chroniques et l&rsquo;affaiblissement du système immunitaire sont-ils des conséquences des OGM ? Il est dur dans ces conditions de le savoir, même si certains scientifiques le supposent.</p>
<h3>Quelques exemples d&rsquo;études (indépendantes) déjà réalisées</h3>
<p>Terje Traavic, biologiste moléculaire de l&rsquo;Institut d&rsquo;écologie génétique, affirme qu&rsquo; &laquo;&nbsp;un des risques majeurs est que <strong>95% des scientifiques travaillent pour l&rsquo;industrie et que 5% seulement sont vraiment indépendants</strong><strong>&laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>En 2007, une étude menée pendant 3 mois par le CRIIGEN (<em>Comité de Recherche et d&rsquo;Information Indépendante sur le Génie Génétique</em>) révèle 60 différences significatives entre les rats qui ont consommé du maïs génétiquement modifié (NK603, maïs conçu par Monsanto pour résister au Round-Up) et les rats du groupe témoin. Les différences affectent les <strong>reins</strong>, le <strong>cerveau</strong>, le <strong>cœur</strong>, le<strong> foie</strong> et le <strong>poids</strong> des animaux. Ces constats <strong>&laquo;&nbsp;pourraient être des signes avant-coureurs de toxicité&nbsp;&raquo;</strong> affirme Greenpeace. [4] Le CRIIGEN a analysé le dossier de demande d&rsquo;autorisation de ce maïs de Monsanto et conclut que de nouvelles études doivent être faites.</p>
<p>Une autre étude réalisée pendant 3 mois sur des rats en 2007, concernant un autre maïs transgénique de Monsanto (MON863), montre que les rongeurs présentent eux aussi des signes de toxicité au niveau du <strong>foie</strong> et des <strong>reins</strong>. [4]</p>
<p>En 2008, l&rsquo;Université de Vienne en Autriche a démontré que la 3ème génération de souris nourrie avec du maïs GM de Monsanto (NK603 x MON810) avaient <strong>plus de difficultés pour se reproduire</strong>. De plus, <strong>le nombre et le poids des petits étaient plus faibles.</strong></p>
<p><strong>Le CRIIGEN a publié fin 2009 une étude sur trois OGM : le MON810, le MON863 et le NK603.</strong> Voici que le CRIIGEN affirme dans un communiqué de presse : &laquo;&nbsp;pour la première fois au monde, les tests confidentiels de Monsanto qui ont permis les autorisations internationales de trois OGM commercialisés ont été contre-expertisés par des chercheurs du CRIIGEN, de l’Université de Caen et Rouen. Ces OGM produisent des insecticides (MON810, MON863) ou absorbent le désherbant Roundup (NK603)&nbsp;&raquo; et rajoute &laquo;&nbsp;cette publication internationale montre des effets particuliers liés à la consommation de chaque OGM, différents selon le sexe et la dose. <strong>Ils sont associés aux foies et aux reins, les principaux organes réagissant lors d’une intoxication alimentaire chimique. D’autres effets touchent le cœur, les surrénales, la rate et les globules sanguins.</strong> [...] Des tests aussi courts et avec si peu d’animaux étudiés par groupe ne peuvent pas apporter des preuves finales de toxicité ou d’innocuité, ils sont cependant assez inquiétants pour réclamer que des études soient refaites sur une durée plus longue, sur plusieurs espèces et générations avec un nombre d’individus garantissant une puissance suffisante des tests statistiques&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter l&rsquo;extrait sonore du journaliste, rédacteur Sébastien Portal [5] :</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/OGM-L%E2%80%99%C3%A9tude-russe-qui-pourrait-d%C3%A9raciner-une-industrie.mp3" target="_blank">OGM-L’étude russe qui pourrait déraciner une industrie</a></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_1747" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-1747 colorbox-1740" title="hamsters-poils-gensives" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/hamsters-poils-gensives.jpg" alt="" width="480" height="317" /><p class="wp-caption-text">Des hamsters ont développé des poils dans la bouche (b)</p></div>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><em><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-style: normal;"> </span></em></span></p>
<h3>L&rsquo;ère de l&rsquo;expérimentation</h3>
<p>Comme le dit Christian Velot, <strong>&laquo;&nbsp;on ne maitrise rien ou pas grand-chose&nbsp;&raquo;</strong> et il va plus loin en affirmant qu&rsquo; &laquo;&nbsp;il n&rsquo;y a pas un seul scientifique au monde, et quel que soit le nombre de prix Nobels qu&rsquo;il ait pu accumuler au cours de sa carrière, qui soit capable de recenser de façon exhaustive les conséquences à court, moyen ou long terme d&rsquo;une modification génétique sur un métabolisme&nbsp;&raquo;. Le domaine de la génétique est tellement complexe que les scientifiques font des essais en remplacent un gène et voient ce que cela a comme effet.</p>
<p><strong>Un gène marqueur est pour cela introduit : le gène de résistance aux antibiotiques. </strong>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;est pas éliminé à posteriori, il reste dans la plante&nbsp;&raquo; affirme Christian Velot. La question est également de savoir ce que devient cet antibiotique dans l&rsquo;organisme de l&rsquo;animal ou de la personne qui mangera le végétal.</p>
<p><strong>Des effets secondaires non contrôlés.</strong> La plupart des animaux génétiquement modifiés ne sont déjà pas viables. D&rsquo;autres développent des caractéristiques inédites et non attendues. Le poisson Tylapia par exemple est un poisson d&rsquo;eau douce, le Tylapia génétiquement modifié qui grossit deux fois plus vite, arrive à vivre dans l&rsquo;eau salé. Que se passera-t-il si ce poisson arrive accidentellement dans les mers et océans où en temps normal il mourrait ?</p>
<h3>Contrôle des semences et brevetage du vivant</h3>
<p>Breveter une plante permet à une entreprise de se l&rsquo;approprier tout simplement.</p>
<p>Beaucoup de brevets sur des séquences de gènes, des micro-organismes ou des OGM sont détenus par des grandes firmes. Cette brevetabilité du vivant est source de nombreuses polémiques. <strong>Pour des raisons éthiques, breveter le vivant pour pouvoir en faire un objet de marchandisage est pour beaucoup une ineptie.</strong> Breveter les semences permet aux multinationales, comme Monsanto par exemple, d&rsquo;avoir la main mise sur les paysans qui n&rsquo;ont pas le droit de ressemer les graines d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre sous peine de poursuites. Il faut ainsi qu&rsquo;il en rachète à chaque fois des nouvelles à la firme. &laquo;&nbsp;Les OGM ne sont pas une solution au problème de la faim dans le monde, comme voudrait le faire croire les industries semencières. Au contraire, par <strong>le système de brevetage des semences, ils maintiennent les paysans dans une dépendance économique, en les obligeant à racheter chaque année les semences</strong>&laquo;&nbsp;, s&rsquo;exclame la Confédération Paysanne.</p>
<p>En d&rsquo;autres termes, &laquo;&nbsp;la conséquence du brevetage du vivant est que le produit breveté appartient au détenteur du brevet et que toute personne tiers désirant utiliser ce produit doit rémunérer financièrement le propriétaire&nbsp;&raquo; [6].</p>
<p>Une autre conséquence est que des firmes comme Monsanto vont dans les pays pauvres ou en voie de développement et s&rsquo;approprient les substances actives de plantes médicinales locales. Cela s&rsquo;appelle le <strong>&laquo;&nbsp;biopiratage&nbsp;&raquo;</strong> industriel.</p>
<h3><span> </span>Réactions</h3>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le processus qui consiste à nous imposer les OGM sur la planète est un processus antiscientifique et antidémocratique [...] si la planète est déjà une vaste poubelle ce n&rsquo;est pas une raison pour en faire une vaste paillasse de laboratoire&nbsp;&raquo;</strong>, Christian Velot.</p>
<p><strong> « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! »</strong>, Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.</p>
<p>« <strong>La mise en évidence d’impacts négatifs des OGM sur la reproduction d’êtres vivants est nouvelle et extrêmement inquiétante !</strong> De très nombreuses autorités de régulation, comme l’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/efsa/">EFSA</a> en Europe, les ont pourtant considérés comme sûrs en se basant sur des études à court terme fournies par les industriels… Il faut de toute urgence retirer du marché les produits suspects et mener à terme le processus de réévaluation des OGM initié par la présidence Française de l’UE. <strong>Nous ne sommes pas des cobayes !</strong> », Arnaud Apoteker.</p>
<p><strong>« Le CRIIGEN dénonce les avis précédents de l’EFSA, de l’AFSSA (devenu l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/anses/">ANSES</a>) et de la CGB, comités européen et français de sécurité des aliments, qui se sont prononcés sur l’absence de risques sur ces tests de 90 jours seulement, pour lesquels ils n’ont pas analysé eux-mêmes dans le détail les statistiques »</strong>, CRIIGEN.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Les conséquences sur l&rsquo;environnement</strong> (la contamination génétique) <strong>et les risques potentiels sur la santé</strong> (encore mal connus du fait du manque d&rsquo;études sur le sujet) <strong>sont trop sérieux pour qu&rsquo;on laisse les industries semencières s&rsquo;approprier notre environnement, notre agriculture et le futur de notre alimentation</strong><strong> »</strong>, Confédération Paysanne.</p>
<h3>Pour approfondir le sujet</h3>
<p><strong>Les monstrueux animaux de la génétique</strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<h3>Articles similaires :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/le-monde-selon-monsanto/">Le monde selon Monsanto</a></li>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/du-nutella-aux-ogm/">Du Nutella aux OGM ?</a></li>
</ul>
<p><strong>Sources principales :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.monsanto.fr/" target="_blank">www.monsanto.fr</a></li>
<li>Conférence de Christian Velot, Toulouse 2005, &laquo;&nbsp;Les OGM, c&rsquo;est quoi ?&nbsp;&raquo;</li>
<li>Documentaire : OGM &#8211; Les monstrueux animaux de la génétique</li>
<li>[3] <a href="http://www.greenpeace.org/france/campagnes/ogm" target="_blank">www.greenpeace.org/france/campagnes/ogm</a></li>
<li>[4] <a href="http://www.greenpeace.org/france/news/20070614" target="_blank">www.greenpeace.org</a></li>
<li>[5] <a href="http://www.sebastienportal.com/" target="_blank">www.sebastienportal.com</a></li>
<li>[6] <a href="http://www.infogm.org" target="_blank">www.infogm.org</a></li>
<li><a href="http://www.criigen.org/" target="_blank">CRIIGEN</a></li>
<li><a href="http://www.ogm.gouv.qc.ca/ogm_principales.html" target="_blank">www.ogm.gouv.qc.ca</a></li>
<li><a href="http://www.photo-libre.fr" target="_blank">Photos Libres</a></li>
</ul>
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<p>USDA Photo : Charles O&rsquo;Rear</p>
</div>
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		<title>L&#8217;industrialisation du bio</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 13:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici l'ère de l'agriculture biologique intensive et industrielle avec les monocultures, les monoélevages...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1664" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1664 colorbox-1658" title="serres-national-geographic" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/serres-national-geographic.jpg" alt="" width="480" height="240" /><p class="wp-caption-text">Des serres à perte de vue ! (Photo : National Geographic)</p></div>
<p>Avec un <strong>chiffre d&rsquo;affaires qui a augmenté de 19% en 2009 pour les produits bio</strong>, le secteur a le vent en poupe. Longtemps délaissé par les supermarchés et les industriels car considéré comme marginal, le bio est devenu pour eux incontournable.</p>
<p>Le problème est que nous sommes face à une <strong>industrialisation du bio</strong>. Il faut, à la manière des produits conventionnels, plaire au plus grand nombre en créant des produits aseptisés, bien emballés, au goût passe partout.</p>
<p>La grande distribution ne se tourne pas vers les petits fabricants artisanaux, qui ne peuvent fournir assez de denrées et à un prix plancher, mais vers les grands groupes industriels qui se sont accaparés de ce marché juteux.</p>
<p>Voici l&rsquo;ère de l&rsquo;agriculture biologique intensive et industrielle avec les <strong>monocultures</strong>, les <strong>monoélevages</strong> gigantesques, au développement de l&rsquo;<strong>importation</strong> des denrées provenant de l&rsquo;autre bout du monde, à <strong>l&rsquo;allègement du cahier des charges des labels</strong> bio, au <strong>non respect des travailleurs</strong>, à la <strong>standardisation des coûts</strong>, etc. Comme le dit si bien Picard, par exemple, «     Il nous faut du beau bio ».</p>
<p>Nous assistons ainsi à une perversion de l&rsquo;idéologie &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; d&rsquo;origine de la petite paysannerie, qui cultivent des variétés anciennes avec des saveurs uniques dans le respect de la terre et de l&rsquo;environnement.</p>
<h3>Une taille industrielle</h3>
<p>Fin 2008, plus de <strong>35 millions d&rsquo;hectares sont cultivés en agriculture biologique</strong> dans le monde, d&rsquo;après l&rsquo;IFOAM (<em>International Federation of Organic Agriculture Movements</em>). La nouvelle règlementation européenne permet à un éleveur de produire jusqu&rsquo;à <strong>&laquo;&nbsp;75 000 poulets de chair bio à l&rsquo;année et ne limite pas la taille des élevages de poules pondeuses bio&nbsp;&raquo;.</strong> Bionest qui fait des fraises bio en Andalousie possède 500 hectares serres. AgriEco produit, avec ses 160 hectares de serres, plus de <strong>11 000 tonnes</strong> de poivrons, tomates et concombres bio [1].</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1661 colorbox-1658" title="le-bio-dans-le-monde" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/le-bio-dans-le-monde1.jpg" alt="" width="480" height="332" /></p>
<h3>Importation : produits hors saison avec moins de goût</h3>
<p><strong>60% des fruits et légumes biologiques sont importés en France</strong>. ProNatura, le leader du marché actuel, a été le premier à commercialiser des fruits et légumes bio hors saison. Il ne parait pas surprenant pour le consommateur de trouver en rayon des fraises bio ou non, en plein mois de janvier par exemple. Ces importations favorisent pourtant les <strong>gaz à effet de serre</strong> et <strong>augmentent sensiblement les coûts</strong> des produits. Selon le WWF, un fruit importé hors saison par avion est <strong>10 à 20 fois plus consommateur de pétrole</strong> que le même fruit acheté localement et en saison. Tout ceci est sans parler du goût du fruit qui n&rsquo;aura pas autant de saveurs car cueilli bien souvent à une moindre maturité. Le goût est également bien souvent moins bon, moins prononcé car <strong>on privilégie les variétés à haut rendements</strong>, résistantes au transport, qui se conservent bien, etc. <strong>au détriment des saveurs</strong>.</p>
<h3>Une règlementation arrangée</h3>
<p>Les grandes coopératives, qui ont des intérêts financiers dans les <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-et-dangers/">OGM</a>, influencent les institutions de règlementation à tel point qu&rsquo;une nouvelle règlementation européenne permet d&rsquo;avoir <strong>0.9% d&rsquo;OGM dans les produits bio</strong> et <strong>la possibilité d&rsquo;utiliser des <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/01/pesticides/">pesticides</a></strong> quand il n&rsquo;y a pas d&rsquo;équivalent, alors que le Parlement européen s&rsquo;y était opposé ! L&rsquo;éleveur et militant de Nature et Progrès, Guy Kastler bondit &laquo;&nbsp;<strong>La bio est totalement incompatible avec les OGM</strong> [...] nous continuons à exiger 0% d&rsquo;OGM! La nouvelle règlementation définit des standards et ne se soucie plus des pratiques agricoles. On est passé d&rsquo;une obligation de moyen à une obligation de résultat. C&rsquo;est la porte ouverte à la généralisation d&rsquo;une agriculture bio industrielle&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors qu&rsquo;en France il fallait que les éleveurs bio produisent 40% de la nourriture pour leurs animaux sur leurs terres, la nouvelle règlementation européenne ne l&rsquo;exige plus. La nourriture, constituée principalement de soja, est importée car coûte beaucoup moins cher, posant les mêmes problèmes que les fruits et légumes importés vus ci-dessus.</p>
<h3>Des producteurs asservis</h3>
<p>Daniel Florentin, membre de la Confédération paysanne affirme que &laquo;&nbsp;les producteurs sont sous contrats serrés et <strong>perdent toute leur autonomie</strong>. Ils sont <strong>lourdement endettés</strong> pour au moins vingt ans et doivent livrer la totalité de leur production à la coopérative qui s&rsquo;engage à la prendre, sans prix déterminé à l&rsquo;avance. <strong>C&rsquo;est un pur système d&rsquo;intégration, courant dans les élevages intensifs conventionnels</strong>».</p>
<p>Des petits producteurs de soja bio en Amérique latine dépendent de grosses sociétés d&rsquo;exportation et &laquo;&nbsp;refusent les visites de la presse&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est dire le manque de transparence des groupes.</p>
<h3>Désastre écologique et sociologique</h3>
<p><strong>L&rsquo;exemple des fraises bio</strong></p>
<p>La société Bionest en Espagne, par exemple, cultive sous des centaines d&rsquo;hectares de serres une seule variété de fraises bio qui est <strong>&laquo;&nbsp;particulièrement polluante et exploiteuse en main-d&rsquo;œuvre&nbsp;&raquo;</strong>. Cette société se situe parmi tant d&rsquo;autres de manière plus ou moins illégale dans le parc naturel de Doñana (inscrit au patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco) selon WWF-Espagne. <strong>La technique de culture est très semblable à celle des cultures conventionnelles</strong> (irrigation goutte-à-goutte, usage d&rsquo;engrais, monoculture&#8230;).</p>
<p>Bionest emploi des femmes, pour la récolte de leurs fruits, qui viennent de Roumanie, Pologne, des Philippines, qui ne connaissent pas leurs droits et qui sont totalement soumises à leurs employeurs (interdiction de visites, passeports confisqués, sorties contrôlées, etc.). Les <strong>conditions de travail sont particulièrement difficiles</strong> pour elles et ne sont pas différentes de celles des entreprises conventionnelles. Selon Le monde diplomatique &laquo;&nbsp;Bionest n&rsquo;est pas un cas isolé en Andalousie&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>José Bové à la conférence de presse au Parlement Européen de Strasbourg (2010) :</strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/lindustrialisation-du-bio/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>Voici un épisode de Capital diffusé sur M6 pour mieux se rendre compte de ce qu&rsquo;est l&rsquo;agriculture des fraises en Espagne : </strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/lindustrialisation-du-bio/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>L&rsquo;exemple de l&rsquo;huile de palme bio</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/10/lhuile-de-palme/">huile de palme</a> bio</strong> fait parti des ingrédients de la plupart des produits bio transformés. En Colombie, le groupe Daabon est une multinationale qui possède des <strong>milliers d&rsquo;hectares de <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/10/elaeis-guineensis/">palmiers à huile</a>, bananiers, cacaoyers et caféiers bio</strong>. La famille Davila, propriétaire du groupe, est en relation étroite avec l&rsquo;ancien président Alvaro Uribe qui a, pendant ses deux mandats, commis des <strong>milliers d&rsquo;assassinats</strong> avec l&rsquo;armée et qui avec l&rsquo;aide des paramilitaires <strong>a fait déplacer massivement des paysans</strong> de leurs terres pour que des entreprises puissent y planter des palmiers à huile bio.</p>
<p>Nous voyons avec ces deux exemples qu&rsquo;une monoculture bio à très grande échelle, qui bafoue les droits, les conditions de travail et de vie des hommes et qui détruit l&rsquo;environnement, constitue une véritable dérive à &laquo;&nbsp;l&rsquo;idéologie bio&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Vers un contrôle des semences</h3>
<p>Un membre de La Verde, une petite coopérative agricole créée dans les années 1980, bien loin des dérives citées ci-dessus, affirme que &laquo;&nbsp;Si l&rsquo;agriculture biologique ne sert pas à rétablir l&rsquo;équité, la justice, l&rsquo;autonomie, l&rsquo;autosuffisance et la souveraineté alimentaire, elle n&rsquo;a aucun sens. Et les certificateurs ne nous aident pas. <strong>Un agriculteur qui diversifie ses cultures et cultive plusieurs variétés sera plus lourdement taxé que celui qui ne fait que de la monoculture intensive</strong>».</p>
<p>Ces petits agriculteurs ne peuvent pas par ailleurs, à cause de certaines lois, certifier leurs graines ancestrales. La règlementation européenne exige que des semences certifiées bio doivent être utilisées et que si elles n&rsquo;existent pas il est possible d&rsquo;utiliser les conventionnelles. &laquo;&nbsp;Pour le moment, tout se passe à la limite de la légalité, <strong>mais si demain la vente de nos produits est interdite, on va nous obliger à cultiver avec des semences bio vendues par <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/le-monde-selon-monsanto/">Monsanto</a></strong>».</p>
<p>Il existe également le problème du croisement des semences entre les cultures bio et les cultures OGM. C&rsquo;est par exemple le cas en Espagne en Aragon où <strong>80% du maïs bio est contaminé par les champs d&rsquo;OGM</strong> environnants (par le vent, la pluie, etc.).</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/lindustrialisation-du-bio/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<h3>Le problème du bio en France</h3>
<p>&laquo;&nbsp;Les Français adorent le bio-même s’il leur coûte plus cher-, ils en  achètent et en redemandent. <strong>Paradoxalement, la deuxième puissance  agricole de la planète est incapable de fournir du bio.</strong> Les  distributeurs sont donc contraints d’importer massivement.&nbsp;&raquo; affirme l&rsquo;Express. Et rajoute &laquo;&nbsp;Le bio en France, c’est l’histoire du lièvre qui démarre la course en  tête, s’essouffle, ralentit, s’arrête et se fait dépasser par tous ses  concurrents.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Vincent Perrot, porte-voix à la Fédération nationale des agriculteurs biologiques explique «     <strong>La volonté politique de soutenir le bio a jusqu’ici été bien faible</strong>, [...] La France agricole est marquée par l’agriculture intensive,  dominée  par le lobby des grandes exploitations. Notre culture fut trop   longtemps celle du produire plus pour exporter plus ». Dans le pays qui est le 1er consommateur de pesticides en Europe, <strong>le bio n&rsquo;est pas vu d&rsquo;un très bon œil des industries chimiques</strong>.</p>
<p>Les grands céréaliers &laquo;&nbsp;qui ne jurent que par les grands rendements&nbsp;&raquo; sont les plus résistants à se convertir au bio pénalisant ainsi toute la chaine de production alimentaire car il faut, comme nous l&rsquo;avons vu, des céréales bio pour alimenter le bétail bio.</p>
<h3>Mouvements contre l&rsquo;industrie intensive du bio</h3>
<p>Il y a dans beaucoup de pays de plus en plus de paysans et de petites coopératives qui résistent face à cette industrialisation du bio et qui prônent pour une gestion responsable des produits bio.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Des réseaux de défense des semences paysannes se développent pour imposer le droit des paysans à produire et à commercialiser leurs propres semences&nbsp;&raquo;</strong> remarque Le Monde Diplomatique.</p>
<p><strong><img class="size-full wp-image-1659 alignleft colorbox-1658" title="bio-coherence" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/bio-coherence.jpg" alt="" width="75" height="81" />Bio Cohérence</strong> est une nouvelle marque, un nouveau label privé, créée par la FNAB (<em>Fédération nationale d&rsquo;agriculture biologique</em>) qui va compléter la règlementation actuelle mais qui sera <strong>beaucoup plus stricte</strong> (0% d&rsquo;OGM, une ferme devra être à 100% bio, alimentation animale 100% produite majoritairement par la ferme elle-même, 100% des ingrédients bio dans les produits transformés, etc.).</p>
<p>Les AMAP (<em>Associations pour le maintient de l&rsquo;agriculture paysanne</em>) qui mettent en relation directe les consommateurs et les producteurs connaissent un tel succès qu&rsquo;elles n&rsquo;arrivent pas à satisfaire la demande.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1663 colorbox-1658" title="repartition des réseaux de vente des produits bio" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/repartition-des-réseaux-de-vente-des-produits-bio.jpg" alt="" width="400" height="376" /></p>
<p>Nous sommes, bien évidemment, pour une consommation de produits bio mais à condition qu&rsquo;elle soit réfléchie et responsable. On ne le répètera pas assez,<strong> il faut manger le plus possible de produits de saison et locaux !</strong> Nous conseillons également d&rsquo;<strong>éviter les plats préparés bio</strong>, contenant généralement divers additifs, de l&rsquo;huile de palme, trop de sel, voire des OGM, etc. Privilégiez les produits bruts, non transformés, prenez le temps de cuisiner et découvrez les saveurs de variétés authentiques originales cultivées près de chez vous !</p>
<p><strong>Voici un petit tableau de la Fondation Nicolas Hulot pour consommer des fruits et légumes de saison : <a href="http://docs.google.com/viewer?a=v&amp;q=cache:Sk1ER1ksi04J:www.defipourlaterre.org/fraise/pdf/affiche-saisons.pdf+l%C3%A9gumes+et+fruits+de+saison&amp;hl=fr&amp;gl=fr&amp;pid=bl&amp;srcid=ADGEESgKeA3sms4brJdAZvmQm5663No6q4yePdj5i-jhhAESur7JE9Cx0QosYQgOj0wr29G9EFAnpidi2o3c2ElvkdW6CCQcJaga07aaZkLG1rYAG46qHkjpx_0YUphWnn20B55NlwaN&amp;sig=AHIEtbRidImAglUOk_wy7eCE775zRQEHIg&amp;pli=1" target="_blank">Fruits et légumes de saison</a></strong></p>
<h3><strong>Article similaire</strong></h3>
<p><strong><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/le-bio-et-ses-limites/">Le &laquo;&nbsp;Bio&nbsp;&raquo; et ses limites</a><br />
</strong></p>
<h3>Source principale :</h3>
<p>[1] <strong>Le Monde Diplomatique &#8211; Février 2011 &#8211; <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/BAQUE/20129" target="_blank">Florissante industrie de l&rsquo;agriculture biologique</a> &#8211; Rédigé par Philippe Baqué.</strong><br />
Philippe Baqué, journaliste et réalisateur de films documentaires, est coordinateur du projet d&rsquo;ouvrage collectif « De la bio alternative aux dérives du « bio »-business, quel sens donner à la bio ? » mené par l&rsquo;association <strong><a href="http://www.alterravia.com/" target="_blank">Alterravia</a></strong> (<a href="http://www.alterravia.com/accueil.html" target="_blank">voir ici pour plus de détails</a>).</p>
<h3>Sources secondaires :</h3>
<p>Agence Bio (<a href="http://www.agencebio.org/default.asp">www.agencebio.org</a>)</p>
<p>Bio Marché.info (<a href="http://www.bio-marche.info/" target="_blank">www.bio-marche.info</a>)</p>
<p>L&rsquo;express : <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-20/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177" target="_blank">L&rsquo;incroyable faillite du bio français</a></p>
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		<item>
		<title>Le « Bio » et ses limites</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/le-bio-et-ses-limites/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/le-bio-et-ses-limites/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 20:57:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'agriculture biologique est un système de production agricole qui respecte l'environnement dans un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="aligncenter size-full wp-image-900 colorbox-899" title="legumes-bio" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/legumes-bio.jpg" alt="" width="480" height="220" /></h3>
<h3>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;alimentation biologique ?</h3>
<p><strong>L&rsquo;agriculture biologique est un système de production agricole qui respecte l&rsquo;environnement dans un sens général et se base sur trois principes fondamentaux :</strong></p>
<p>• Cette méthode de culture respecte la santé des consommateurs en leur offrant des aliments sains et contrôlés.</p>
<p>• Elle respecte la nature par un choix des variétés adaptées au climat local, par la rotation des cultures (terres en <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/01/jachere/" target="_self">jachère</a>) et interdit l&rsquo;utilisation de produits chimiques de synthèse.</p>
<p>• Elle respecte également les animaux en leur offrant une nourriture dite &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo;, privilégie les races du terroir et interdit l&rsquo;utilisation de certains médicaments (antibiotiques pour les cochons par exemple).</p>
<p>Ainsi par définition, aucun produit chimique de synthèse (<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/01/pesticides/" target="_self">pesticide</a>, hormone de croissance, fertilisant et herbicide artificiel) ni aucun additif de synthèse (colorant, exhausteur de goût, édulcorant de synthèse) ne doit être utilisé dans la production, la transformation et la conservation  d&rsquo;un aliment biologique. Il ne doit pas contenir d&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-et-dangers/">OGM (organisme génétiquement modifié)</a>. <strong>Un produit transformé bio doit avoir au moins 95% de ses ingrédients issus de l&rsquo;agriculture biologique</strong>. Pour les 5% restants le producteur doit avoir une dérogation pour prouver qu&rsquo;ils ne sont pas disponibles en &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; (sel marin par exemple).</p>
<p>Plus qu&rsquo;une tendance, le bio est une sorte de prise de conscience des dangers qu&rsquo;apporte l&rsquo;agriculture industrielle pour l&rsquo;homme et la nature. Il s&rsquo;agit de penser aux génération futures à qui on lèguera notre patrimoine en gérant les ressources de manière responsable et durable.</p>
<h3>Les labels bio</h3>
<p>Certains organismes et labels ont vu le jour pour certifier qu&rsquo;un produit est bien issu de l&rsquo;agriculture biologique. Voyons les labels les plus représentatifs :</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-901 colorbox-899" title="ab" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/ab.jpg" alt="" width="75" height="90" />Le label AB (Agriculture Biologique) qui atteste que les conditions évoquées ci-dessus sont respectées. Il a été créé en 1985 par le Ministère de l&rsquo;Agriculture.</p>
<p>.</p>
<p><img class="size-full wp-image-903 alignleft colorbox-899" title="nature-et-progres" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/nature-et-progres.jpg" alt="" width="75" height="75" />Le label Nature et Progrès est un label privé créé en 1964 qui réunit les producteurs et les consommateurs. Ce label ressemble au label AB mais est beaucoup plus strict et couvre également des produits non alimentaires.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-902 colorbox-899" title="logobio" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/logobio.jpg" alt="" width="100" height="105" />Le  label Agriculture Biologique (label européen) s&rsquo;appuie sur les mêmes  règlementations que le label AB tout en étant un peu moins strict. En  effet la présence d&rsquo;OGM à hauteur de 0,9% et des pesticides (quand il  n&rsquo;y a pas d&rsquo;équivalent) sont autorisés. Ce label ne se limite pas qu&rsquo;aux  aliments. Il a été créé en 2000 par la Commission Européenne.</p>
<h3>Le 100% biologique est utopique</h3>
<p>La première limite est qu&rsquo;<strong>il est tout simplement utopique de vouloir supprimer à 100% les résidus chimiques</strong> des aliments bio. L&rsquo;environnement peut facilement être un contaminant (une route même éloignée, la pollution de l&rsquo;air et de la pluie, les intoxications de sols voisins sont quelques exemples). Les 5% d&rsquo;ingrédients non &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; qui constituent les aliments transformés biologiques peuvent également être contaminés. Prenons par exemple le sel marin qui, même s&rsquo;il n&rsquo;a pas été traité, a toujours pu être pollué dans la mer par des plastiques, huiles ou autres déchets en tous genres.</p>
<h3>Les produits bio ne sont pas plus nutritifs</h3>
<p>Il est indéniable que les produits biologiques sont bénéfiques pour la santé car sont dépourvus, en principe (comme nous allons le voir), d&rsquo;additifs nocifs pour la santé. Le goût est également, selon beaucoup de personnes, meilleur. Ceci est dû à l&rsquo;utilisation de variétés différentes qui sont moins productives (car ce n&rsquo;est pas la motivation principale) mais plus goûteuses. D&rsquo;un point de vue purement nutritif, Denis Lairon, directeur de recherche de l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/inserm/">INSERM (<em>Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale</em>)</a> affirme que les teneurs en minéraux et oligo-éléments dans les fruits et légumes sont &laquo;&nbsp;globalement comparables&nbsp;&raquo; selon le mode de production (conventionnel ou biologique). En 2009, la FSA (<em>Food Standards Agency</em>) au Royaume-Uni, confirme cette idée en affirmant que<strong> les produits biologiques n&rsquo;offrent pas d&rsquo;avantages nutritionnels </strong>pour le calcium, le fer et la vitamine C, en se basant sur 162 études scientifiques menées pendant ces 50 dernières années. L&rsquo;AFSSA (<em>L&rsquo;Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments qui est devenu l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/anses/">ANSES</a></em>) arrive également à ces conclusions dans un rapport de 2003.</p>
<h3>Le bio est trop cher !</h3>
<p>Selon une étude réalisée il y a un an, dans 1624 magasins, l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/ufc-que-choisir/">UFC Que Choisir</a> déplore le surcoût des produits bio. L&rsquo;institut affirme que <strong>&laquo;&nbsp;outre le faible nombre de produits proposés, c&rsquo;est surtout le prix qui rend ces produits inaccessibles&nbsp;&raquo;</strong> et rajoute que &laquo;&nbsp;le panier de produits bio de marques de distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour, etc.) est 22 % plus cher que le panier de marques nationales conventionnelles. Pire, <strong>il est 57 % plus cher que le panier des marques distributeurs non bio</strong>». Pour UFC Que Choisir, le bio doit être accessible au plus grand nombre et arrêter d&rsquo;être un marché de niche. Il faudrait que les grandes surfaces appliquent les mêmes marges qu&rsquo;aux produits conventionnels et que les aides soient mieux réparties.</p>
<p>Précisons que le bio est également plus cher pour d&rsquo;autres raisons. La réduction des traitements implique une augmentation du nombre de personnes travaillant dans les cultures et par conséquent un coût de fabrication plus élevé. La conservation des produits biologiques est moins bonne car il n&rsquo;y a pas de traitement spécifique (absence de conservateurs artificiels, antifongiques, etc.). Les magasins s&rsquo;approvisionnent ainsi par de plus petites quantités augmentant encore une fois le coût.</p>
<div id="attachment_904" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-904 colorbox-899" title="poireaux" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/poireaux.jpg" alt="" width="250" height="333" /><p class="wp-caption-text">Poireaux (bio) du jardin</p></div>
<h3>Les aliments &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; plus sujets aux contaminations</h3>
<p>Les aliments biologiques subissent moins de traitements, comme l&rsquo;ajout de conservateurs de synthèse, d&rsquo;antifongiques, et sont par conséquent meilleurs pour la santé. Le revers de la médaille est qu&rsquo;ils sont plus exposés aux contaminations de microbes ou champignons que les aliments conventionnels. En consommant &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; il est préférable d&rsquo;acheter en petites quantités et de manger frais. De toute façon qu&rsquo;elle que soit la technique de culture (biologique ou conventionnelle) du fruit ou du légume, les vitamines disparaissent avec le temps.</p>
<h3>L&rsquo;agriculture bio favorise l&rsquo;effet de serre</h3>
<p>Le titre est, nous l&rsquo;accordons, un brin provocateur. <strong>Lorsqu&rsquo;un agriculteur se converti au bio le rendement céréalier &laquo;&nbsp;chute de 30% à 40%&nbsp;&raquo;</strong> selon Courrier International. Pour pouvoir maintenir le même rendement il faut donc augmenter la surface cultivée. Si la production bio s&rsquo;étend au monde entier, cela se ferait au détriment des forêts équatoriales. Claus Felby, professeur en technologie du bois et de la biomasse de l&rsquo;université de Copenhague affirme que l&rsquo;impact de<strong> l&rsquo;agriculture biologique sur le climat est &laquo;&nbsp;une question très épineuse, qu&rsquo;il est politiquement incorrect d&rsquo;évoquer haut et fort</strong>. Mais c&rsquo;est un fait : la production chutera si le Danemark et le reste de l&rsquo;Europe accroissent la superficie des cultures biologiques. <strong>Si nous n&rsquo;étions que 4 milliards d&rsquo;habitants sur la Terre, cela ne poserait pas de problème</strong> [...] Il est donc impératif d&rsquo;envisager, sans idées préconçues, la meilleure façon d&rsquo;exploiter les terres agricoles de la planète&nbsp;&raquo;. Rajoutons que la méthode des États-Unis est de passer par les organismes génétiquement modifiés.</p>
<p>Certaines personnes pensent au contraire que d&rsquo;autres pistes sont à explorer et que des alternatives existent. Le directeur du développement de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques, Michael Tersb<em>ø</em>l,  affirme que &laquo;&nbsp;l&rsquo;essentiel de la production céréalière mondiale est aujourd&rsquo;hui utilisée pour l&rsquo;alimentation du bétail. Si l&rsquo;on réduit la consommation de viande, on diminue le besoin de fourrages. La production céréalière pourra ainsi être freinée sans provoquer de déforestation&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Le gros problème des produits importés</h3>
<p><strong>La France importe près de 40% de ses produits bio</strong> (en 2009) ce qui est une aberration quand on voit la superficie agricole de notre pays. L&rsquo;importation augmente bien évidemment les émissions de gaz à effet serre, avec les transports, alors que le concept du bio est de faire dans le local pour justement limiter l&rsquo;impact environnemental. La France va importer des aliments de l&rsquo;étrangers alors que les producteurs locaux produisent parfois les mêmes produits et ne sont pas certains de vendre toute leur production. <strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est aberrant!&nbsp;&raquo;</strong> s&rsquo;exclame Herni de Pazzis, président du premier grossiste bio français, BioNatura. Certains pays vont complètement à l&rsquo;encontre de cette philosophie du bio comme l&rsquo;Espagne, par exemple, qui a littéralement industrialisé le bio et la Hollande qui chauffe des serres en hiver pour cultiver ses tomates bio.</p>
<p>Plus alarmant encore sont les produits dits &laquo;&nbsp;bio&nbsp;&raquo; importés qui ne respectent pas du tout la règlementation. Au vu du marché, <strong>beaucoup de personnes malhonnêtes se sont lancées dans cette filière lucrative en faisant passer leurs produits conventionnels pour des produits biologiques !</strong> Ecocert, qui est un organisme contrôlant les produits issus de l&rsquo;agriculture biologique, a ainsi, par un contrôle de routine, déclassé 100 tonnes de fruits rouges certifiés bio de Serbie qui avaient été traités avec des pesticides. Ce cas n&rsquo;est malheureusement pas isolé. Selon l&rsquo;<em>Expansion</em>, des concombres égyptiens, de l&rsquo;huile d&rsquo;olive espagnole, des pommes et du blé argentin ou encore des abricots secs turcs étaient &laquo;&nbsp;eux aussi bourrés de pesticides&nbsp;&raquo;. <strong>Des baies roses du Madagascar aspergées de DDT un insecticide toxique interdit en Europe et du riz américain OGM ont même été importés !</strong></p>
<p>Selon les organismes de contrôle, la plupart des fraudes proviennent de pays situés hors de l&rsquo;Union Européenne tels que le Kenya, la Chine, l&rsquo;Argentine, le Chili, Israël, la Turquie, l&rsquo;Egypte, le Madagascar etc.  Les pays européens sont tout de même concernés avec en tête l&rsquo;Espagne puis l&rsquo;Italie, la Roumanie etc. (source : bioaddict.fr).</p>
<p>Les différences qui existent dans la règlementation des pays expliquent en partie ces dérives. Les textes sont trop vagues et peuvent être interprétés de différentes manières. De plus, le nombre de contrôles est dans certains pays très insuffisant. Ecocert le confirme :</p>
<p>• En France chaque producteur est inspecté en moyenne 1,6 fois par an (30% des visites à l&rsquo;improviste).<br />
• En Espagne la moyenne est d&rsquo;une fois par an (17% de visites surprise).<br />
• En Roumanie seulement 5% des opérateurs sont contrôlés (5% de visites inopinées).</p>
<p>Un autre facteur à prendre en compte est le morcellement des parcelles qui, surtout en Chine, font qu&rsquo;un agriculteur bio cultivant sur son terrain peut avoir toute sa récolte contaminée par les terres de ses voisins qui font de l&rsquo;agriculture conventionnelle. La contamination peut se faire par le vent et la pluie entrainant ainsi pesticides, engrais chimiques etc.</p>
<h3>Les supermarchés condamnent les petits producteurs</h3>
<p>Même si globalement les produits bio sont relativement plus chers que les produits conventionnels, il existe un risque quand à une baisse trop forte de ces produits. Nous avons vu que la France importe énormément de produits bio. Ces produits sont achetés à bas prix et peuvent donc être vendus par la grande distribution à des prix défiant toute concurrence. Auchan a ainsi proposé sous sa propre marque 50 produits alimentaires certifiés bio à moins d&rsquo;un euro. D&rsquo;après l&rsquo;<em>AFP,</em> <strong>les grandes surfaces vendent 45% des aliments biologiques</strong> ce qui est loin devant les magasins ou marchés spécialisés. Le risque est réel pour les petits producteurs français qui, face à une concurrence déloyale, ne peuvent plus vendre leurs propres produits. Le porte parole de la Confédération paysanne et producteur de céréales bio, Philippe Collin, s&rsquo;inquiète : &laquo;&nbsp;La grande distribution va se servir du bio comme d&rsquo;un produit d&rsquo;appel, pour regonfler ses marges, sans se soucier des dégâts sociaux que ça peut entrainer&nbsp;&raquo; et pense que les producteurs bio vont se faire imposer à leur tour &laquo;&nbsp;des prix qui ne leur permettent pas de vivre&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Le mot de la fin</h3>
<p>Pour finir, il est important de prendre conscience des bienfaits d&rsquo;une alimentation, au delà du bio, plus saine et dépourvue de produits chimiques compromettant notre santé. Il faut privilégier les produits bio, avec les labels cités plus haut, car vous aurez toujours moins de chance, en les consommant, de tomber sur des aliments bourrés d&rsquo;additifs toxiques. Il faut également privilégier les produits de la ferme, revenir à des aliments plus sains et &laquo;&nbsp;authentiques&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;idéal serait d&rsquo;acheter certains aliments bio (français) dans des magasins spécialisés, dans les marchés ou d&rsquo;adhérer à des associations qui, contre un abonnement, fournissent chaque semaine des paniers de légumes bio (<a href="http://www.reseaucocagne.asso.fr/index.php" target="_blank">Jardins de Cocagne</a> par exemple). On peut également acheter des aliments sains à de petits exploitants de sa région (<a href="http://www.producteursdemaregion.com/" target="_blank">Producteurs de ma région</a> ou <a href="http://www.comptoirs-fermiers.fr/" target="_blank">Comptoirs Fermiers</a> par exemple) par des ventes directes de producteurs à consommateurs. Manger plus sainement est accessible à tous, il suffit de changer ses habitudes !</p>
<h3>Article similaire</h3>
<p><strong><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/lindustrialisation-du-bio/">L&rsquo;industrialisation du bio</a></strong></p>
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