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	<title>Dangers Alimentaires &#187; danger</title>
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	<description>Savez-vous réellement ce que vous mangez ?</description>
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		<title>OGM : limites, risques et dangers</title>
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		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 13:52:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entre 1996 et 2007 les superficies de cultures OGM (organisme génétiquement modifié) ont été multipliées par plus de 100 !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1741 colorbox-1740" title="enfant-mais" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/enfant-mais.jpg" alt="" width="480" height="341" /></p>
<p>En 2009, <strong>75% du soja cultivé dans le monde était génétiquement modifié</strong>. Entre 1996 et 2007, les superficies de cultures OGM (organisme génétiquement modifié) ont été multipliées par plus de 100 ! (voir graphique ci-dessous). Les OGM prennent de plus en plus de terrain sur les autres modes de culture et d&rsquo;élevage. Partant de ce constat nous allons définir dans ce dossier les risques et les dangers que présentent les plantes et animaux génétiquement modifiés pour la santé et l&rsquo;environnement. Attention, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une liste exhaustive (vu l&rsquo;étendue et la complexité du sujet). Nous vous tiendrons d&rsquo;ailleurs régulièrement informé de l&rsquo;actualité des OGM.</p>
<h3>Tout d&rsquo;abord qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un OGM ?</h3>
<p><strong>Un OGM est un organisme génétiquement modifié</strong>, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il a subi une modification de son patrimoine génétique par l&rsquo;homme dans le but de lui conférer de nouvelles propriétés. On change les caractéristiques génétiques par ajout, suppression ou remplacement d&rsquo;au moins un gène.</p>
<p>Un organisme transgénique est un organisme qui n&rsquo;existe pas en tant que tel dans la nature, <strong>c&rsquo;est un organisme totalement artificiel.</strong></p>
<p>Les OGM sont utilisés dans les secteurs de <strong>l&rsquo;industrie</strong>,<strong> </strong> de <strong>la médecine, </strong>de<strong> l&rsquo;agriculture</strong><strong> </strong> et de <strong>l&rsquo;agro-alimentaire</strong>. Nous nous intéresserons ici aux deux derniers domaines.</p>
<h3>Un peu d&rsquo;histoire et de chiffres</h3>
<p>C&rsquo;est dans le début des années 1980 que l&rsquo;on réussit pour la première fois à modifier génétiquement une plante et un animal.</p>
<p>En 1994, la première plante génétiquement modifiée (PGM) est commercialisée<strong>. </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">À</span></strong><strong> partir de 1996 c&rsquo;est le début de la culture des OGM en plein champ</strong>. Depuis, des dizaines de variétés végétales (coton, maïs, betterave, pomme de terre, soja, riz, blé, tomate, etc.) et animales (saumon, porc, lapin, etc.) ont vu le jour.</p>
<p>L’ISAAA (<em>International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications</em>) affirme qu&rsquo;en 2010, <strong>un milliard d’hectares cumulés ont été cultivés avec des cultures OGM dans le monde !</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Voici une carte des pays producteurs d&rsquo;OGM en 2009 :<br />
</strong></p>
<div id="attachment_1743" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/pays-producteurs-ogm.jpg"><img class="size-medium wp-image-1743 colorbox-1740" title="pays-producteurs-ogm" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/pays-producteurs-ogm-300x231.jpg" alt="" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur l&#39;image pour l&#39;agrandir</p></div>
<p><strong>Voici les statistiques qui montrent l&rsquo;évolution des cultures OGM dans le monde :<br />
</strong></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1742 colorbox-1740" title="EvolutionSuperficieOGM" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/EvolutionSuperficieOGM.jpg" alt="" width="480" height="307" /></p>
<h3>Plantes génétiquement modifiées</h3>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>99% des OGM agricoles sont des plantes à pesticides</strong>, c&rsquo;est à dire, des plantes qui vont, soit produire un insecticide leur permettant de résister à un insecte ravageur, soit qui vont être capable d&rsquo;absorber un herbicide sans mourir&nbsp;&raquo; explique Christian Velot, maître de conférence en génétique moléculaire (Univ. Paris-Sud XI), chercheur à l&rsquo;institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d&rsquo;Orsay). C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est apparu le <strong>Soja Round-Up</strong> par exemple. Le Round-Up est un herbicide total, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il tue toutes les plantes sauf celles génétiquement modifiées conçues pour lui résister.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1631 colorbox-1740" title="round-up" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/03/round-up.jpg" alt="" width="143" height="230" /></p>
<p><strong>Les 1% restants sont des plantes résistantes aux maladies virales, aux champignons, etc.</strong> Des études sont en cours, depuis déjà un certain nombre d&rsquo;années, pour créer des plantes adaptées à des environnements hostiles (milieux arides, salins, etc.).</p>
<h3>Animaux génétiquement modifiés</h3>
<p><strong>Le saumon génétiquement modifié</strong> est un bon exemple. On a ajouté au saumon d&rsquo;atlantique un gène de l&rsquo;hormone de croissance et un autre gène pour qu&rsquo;il puisse même se développer dans les eaux froides. <strong>La vitesse de croissance est de 30 à 60% plus élevée</strong> et le poisson <strong>serait prêt à être mangé en 19 mois au lieu de 3 ans</strong> pour les saumons d&rsquo;élevage ordinaires. En automne 2010, la <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/fda/">FDA (<em>Food and Drug Administration</em>)</a> s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs exprimée à ce sujet : « il y a <strong>une certitude raisonnable</strong> que la consommation de nourriture provenant de cet animal n’est pas préjudiciable à la santé ». Ceci a tout de suite fait réagir des organismes de défense des consommateurs comme <em>Food and Water Watch</em> : <strong>&laquo;&nbsp;nous ne voyons pas comment on peut assurer que ce produit n’est pas nocif sur la base de quatre études, dont trois sont menées par la société d‘élevage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>Des porcs </strong><strong>géants</strong> ont également été créés. Ils ont une vitesse de croissance et une taille adulte plus élevée de 40%  alors que leur alimentation serait de 25% inférieure ! Des <strong>lapins géants</strong>, des <strong>poules sans plumes</strong> et<strong> des chèvres produisant de la soie</strong> sont d&rsquo;autres exemples de ce qui se fait dans le génie génétique.</p>
<h3>Problèmes environnementaux &#8211; Augmentation des traitements</h3>
<p>Il se pose certains problèmes environnementaux avec la culture des OGM. En effet, comme les variétés de plantes &laquo;&nbsp;Round-Up Ready&nbsp;&raquo;, donc résistantes comme nous l&rsquo;avons vu au Round-Up, ne subissent pas les dégâts de l&rsquo;herbicide, l&rsquo;agriculteur fait en général moins attention à la dose d&rsquo;herbicide qu&rsquo;il va épandre. <strong>Il va préférer en mettre plus pour être sûr, étant donné que sa culture sera </strong><strong>de toute façon </strong><strong>épargnée.</strong> Nous avons ainsi dans les gigantesques cultures aux États-Unis par exemple, des agriculteurs qui épandent des pesticides en avion, arrosant toute la surface de pesticides. <strong>La consommation de Round-Up aux États-Unis et au Canada a très fortement augmenté depuis la mise sur le marché des variétés transgéniques,</strong> faisant le bonheur de Monsanto qui vend à la fois les semences OGM et l&rsquo;herbicide qui va avec.</p>
<div id="attachment_965" class="wp-caption aligncenter" style="width: 260px"><img class="size-full wp-image-965 colorbox-1740" title="epandage-aerien-pesticides" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/epandage-aerien-pesticides.jpg" alt="" width="250" height="370" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">&nbsp;</p>
<p>USDA Photo : Charles O&rsquo;Rear</p>
</dd>
</dl>
</div>
<h3>Plantes à valeurs nutritives modifiées</h3>
<p>Certaines plantes ont été conçues pour apporter des qualités nutritives qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas naturellement. C&rsquo;est le cas du <strong>riz doré qui a été modifié pour produire de la vitamine A</strong>. On l&rsquo;appelle riz doré à cause de la béta-carotène qui rend sa couleur jaune-orangée. Le problème ici est de savoir si la plante en question produit toujours et si oui, dans quelles quantités, les substances nutritives qu&rsquo;elle produisait normalement (vitamine E, chlorophylle, acide gibbérellique).</p>
<h3>Plantes à pesticides</h3>
<p>Il se pose également la question de ces <strong>plantes qui sont conçues pour produire par elles-mêmes un pesticide</strong>. L&rsquo;idée est à première vue plutôt bonne car l&rsquo;agriculteur n&rsquo;aurait plus besoin d&rsquo;utiliser ce pesticide en question car la plante la fabrique toute seule. Le problème évoqué par Christian Velot est de savoir l&rsquo;impact que cette plante a sur l&rsquo;environnement et sur la santé du consommateur. En effet, la plante fabrique automatiquement un pesticide et par les racines largue cette substance dans le sol. Les pesticides sont, normalement, épandus en prévention ou lorsqu&rsquo;il y a un problème alors qu&rsquo;<strong>ici la plante en créée en continu en toutes circonstances, donc même en l&rsquo;absence du problème.</strong> Quel est alors le bénéfice écologique si la plante crée cette substance et l&rsquo;injecte elle-même dans l&rsquo;environnement ?</p>
<h3>Accumulation des pesticides dans les plantes à pesticides</h3>
<p>Un autre problème que posent ces plantes est <strong>l&rsquo;accumulation de ces pesticides dans ses tissus</strong>. Quelles sont alors les répercussions sur l&rsquo;animal qui les mangera et de l&rsquo;homme qui mangera l&rsquo;animal ? &laquo;&nbsp;Pour les plantes à pesticides <strong>il n&rsquo;y a aucune législation européenne</strong>, c&rsquo;est à l&rsquo;appréciation des instances d&rsquo;évaluation&nbsp;&raquo; qui peuvent décider si des tests doivent être faits ou non, explique Christian Velot. Dans les cas où des études sont faites, &laquo;&nbsp;pour des raisons de secret industriel <strong>c&rsquo;est la firme semencière qui choisit le laboratoire</strong> qui fera ces tests&nbsp;&raquo; et <strong>les résultats ne sont pas communiqués</strong> pour les mêmes raisons (sauf lors de rares procédures judiciaires). La plante devrait non seulement être testée comme une plante mais également comme un pesticide. Ceci montre clairement un manque de transparence, ce qui est inacceptable.</p>
<h3>Développement de maladies ou d&rsquo;insectes résistants</h3>
<p>En ne produisant que des plantes résistantes à certains insectes ou maladies, ces derniers vont s&rsquo;adapter. L&rsquo;immense majorité sera tuée mais une certaine partie des insectes naturellement résistants au pesticide vont proliférer et prendre le dessus. <strong>Cette minorité d&rsquo;insectes parmi l&rsquo;espèce deviendra alors la majorité, modifiant ainsi l&rsquo;espèce de manière non naturelle</strong>. C&rsquo;est le cas par exemple du maïs MON810, du coton BT qui ne résiste plus au papillon ravageur pour lequel il avait été conçu, du coup les paysans sont obligés d&rsquo;utiliser des quantités de plus en plus élevées de pesticides pour lutter contre les insectes résistants. Il y a même <strong>d&rsquo;autres insectes qui ravagent à présent les cultures de coton</strong> constate un scientifique plutôt pro OGM, le Dr Kranthi.</p>
<p>Nous sommes également en mesure de nous demander quel impact à une plante OGM sur les insectes non nuisibles, sur les plantes environnantes, impact qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas censée avoir mais qu&rsquo;elle a quand même.</p>
<h3>Un gain de rendement pourtant très faible</h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1753 colorbox-1740" title="ble-ogm" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/ble-ogm.jpg" alt="" width="480" height="278" /></p>
<p>Le principal argument des défenseurs d’OGM est de prétendre faire beaucoup plus de rendement avec leurs semences OGM et de pouvoir ainsi nourrir ceux qui meurent de faim. Or des scientifiques et experts en ont conclu autrement. <strong>« Jusqu’ici les performances des cultures génétiquement modifiées pour accroître le rendement sont modestes et ce malgré les efforts considérables mis en œuvre »</strong> [depuis vingt ans], conclut le groupe indépendant américain de recherche UCS (<em>Union of Concerned Scientist</em>s). <strong>« Aucune culture transgénique n’a permis un accroissement réel du rendement</strong> et seul le maïs Bt a montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d’exploitation » affirme Doug Gurian-Sherman principal auteur de l’étude de l’UCS. Selon les rapports, <strong>les gains du maïs BT, par exemple, ne sont que de 3 à 4% !</strong> Le fait que les cultures ont un meilleur rendement est plus dû aux techniques de cultures qui ont beaucoup évoluées ces vingt dernières années.</p>
<h3>Pollution génétique des animaux</h3>
<p>De la même manière, si un saumon transgénique faisant 5 à 6 fois la taille normale est libéré dans la nature, il y aurait des conséquences non négligeables pour l&rsquo;environnement. Il s&rsquo;attaquera à des poissons plus gros, il mangera les poissons avec lesquels il aurait cohabité, il s&rsquo;accouplera plus que les poissons sauvages (car les femelles préfèrent les mâles plus gros&#8230;), etc. <strong>Très vite il n&rsquo;y aurait plus que des gros saumons car ils prendraient la place des autres.</strong> Nous avons un petit aperçu de ce que peut donner l&rsquo;introduction d&rsquo;une espèce étrangère dans un écosystème avec le <em>Cauchemar de Darwin,</em> par exemple, où la Perche du Nil (espèce non OGM) a tout ravagé.</p>
<p><strong>De penser pouvoir tout contrôler comme l&rsquo;affirment les grands groupes est impossible.</strong> Il n&rsquo;est pas exceptionnel que des milliers de poissons d&rsquo;élevage s&rsquo;échappent accidentellement dans la nature (lors d&rsquo;un gros orage par exemple), il en sera bien sûr de même avec les poissons génétiquement modifiés. Prétendre, comme le fond les multinationales, de stériliser les millions de poissons qu&rsquo;ils créent parait utopique.</p>
<h3>Pollution génétique des plantes</h3>
<p>Il se pose le problème de la contamination génétique des plantes. En effet le pollen ou les graines des PGM vont contaminer les autres plantes aux alentours par le vent, les insectes, les oiseaux, etc. Les cultures bio peuvent ainsi être contaminées et perdre leur label et devront être vendues à leur tour comme OGM. <strong>Ceci est une menace à la biodiversité de la planète.</strong> La plante génétiquement modifiée, qui est plus forte, prendra le dessus sur les espèces naturelles ancestrales et le risque est de voir disparaitre des variétés uniques par des croisements aléatoires avec des plantes artificielles. <strong>&laquo;&nbsp;D&rsquo;un point de vue environnemental, les OGM participent à l&rsquo;appauvrissement de la biodiversité et sont le reflet d&rsquo;une agriculture industrielle&nbsp;&raquo;</strong> affirme la Confédération Paysanne.</p>
<p><p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<h3>L&rsquo;impact sur la santé</h3>
<p>Nombreux sont ceux qui affirment que les OGM sont sans danger pour la santé. Les <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;">É</span>tats-Unis et le Canada en consomment en effet depuis les années 1996. <strong>Il est en revanche totalement impossible de savoir si les OGM ont des effets négatifs sur la santé</strong> car le terme &laquo;&nbsp;organisme génétiquement modifié&nbsp;&raquo; n&rsquo;apparait sur aucun emballage d&rsquo;aliment. Il est donc impossible pour un médecin d&rsquo;établir le lien de cause à effet d&rsquo;un OGM.<span> </span><strong>Des millions de personnes en consomment quotidiennement sans le savoir !</strong> Cette vaste expérimentation sur l&rsquo;homme n&rsquo;en est même pas réellement une, car il n&rsquo;existe pas de groupe &laquo;&nbsp;témoin&nbsp;&raquo; ne mangeant pas d&rsquo;OGM mais vivant dans les mêmes conditions, afin de pouvoir déterminer si les OGM ont des effets sur la santé. Comme c&rsquo;est quelque chose de relativement nouveau, nous sommes en mesure de nous demander s&rsquo;il n&rsquo;y aura pas également des conséquences sur le long terme, dans 20 ou 30 ans.</p>
<h3>Des études controversées</h3>
<p>Il n&rsquo;existe que très peu d&rsquo;études sur les OGM car les études sont très coûteuses, complexes à réaliser et demandent des années d&rsquo;expérimentations. <strong>Cela n&rsquo;a pas empêché les gouvernements et les organismes de protection des consommateurs à autoriser la consommation animale et humaine d&rsquo;OGM depuis 15 ans !</strong> La raison pour laquelle cette mise sur le marché a été aussi rapide, souvent même avant que de réelles études sérieuses soient menées, est que les firmes veulent commercialiser le plus vite possible leurs OGM. <strong>Plus vite ils les vendront et plus vite ils récupèreront leur investissement.</strong> L&rsquo;augmentation des maladies chroniques et l&rsquo;affaiblissement du système immunitaire sont-ils des conséquences des OGM ? Il est dur dans ces conditions de le savoir, même si certains scientifiques le supposent.</p>
<h3>Quelques exemples d&rsquo;études (indépendantes) déjà réalisées</h3>
<p>Terje Traavic, biologiste moléculaire de l&rsquo;Institut d&rsquo;écologie génétique, affirme qu&rsquo; &laquo;&nbsp;un des risques majeurs est que <strong>95% des scientifiques travaillent pour l&rsquo;industrie et que 5% seulement sont vraiment indépendants</strong><strong>&laquo;&nbsp;</strong>.</p>
<p>En 2007, une étude menée pendant 3 mois par le CRIIGEN (<em>Comité de Recherche et d&rsquo;Information Indépendante sur le Génie Génétique</em>) révèle 60 différences significatives entre les rats qui ont consommé du maïs génétiquement modifié (NK603, maïs conçu par Monsanto pour résister au Round-Up) et les rats du groupe témoin. Les différences affectent les <strong>reins</strong>, le <strong>cerveau</strong>, le <strong>cœur</strong>, le<strong> foie</strong> et le <strong>poids</strong> des animaux. Ces constats <strong>&laquo;&nbsp;pourraient être des signes avant-coureurs de toxicité&nbsp;&raquo;</strong> affirme Greenpeace. [4] Le CRIIGEN a analysé le dossier de demande d&rsquo;autorisation de ce maïs de Monsanto et conclut que de nouvelles études doivent être faites.</p>
<p>Une autre étude réalisée pendant 3 mois sur des rats en 2007, concernant un autre maïs transgénique de Monsanto (MON863), montre que les rongeurs présentent eux aussi des signes de toxicité au niveau du <strong>foie</strong> et des <strong>reins</strong>. [4]</p>
<p>En 2008, l&rsquo;Université de Vienne en Autriche a démontré que la 3ème génération de souris nourrie avec du maïs GM de Monsanto (NK603 x MON810) avaient <strong>plus de difficultés pour se reproduire</strong>. De plus, <strong>le nombre et le poids des petits étaient plus faibles.</strong></p>
<p><strong>Le CRIIGEN a publié fin 2009 une étude sur trois OGM : le MON810, le MON863 et le NK603.</strong> Voici que le CRIIGEN affirme dans un communiqué de presse : &laquo;&nbsp;pour la première fois au monde, les tests confidentiels de Monsanto qui ont permis les autorisations internationales de trois OGM commercialisés ont été contre-expertisés par des chercheurs du CRIIGEN, de l’Université de Caen et Rouen. Ces OGM produisent des insecticides (MON810, MON863) ou absorbent le désherbant Roundup (NK603)&nbsp;&raquo; et rajoute &laquo;&nbsp;cette publication internationale montre des effets particuliers liés à la consommation de chaque OGM, différents selon le sexe et la dose. <strong>Ils sont associés aux foies et aux reins, les principaux organes réagissant lors d’une intoxication alimentaire chimique. D’autres effets touchent le cœur, les surrénales, la rate et les globules sanguins.</strong> [...] Des tests aussi courts et avec si peu d’animaux étudiés par groupe ne peuvent pas apporter des preuves finales de toxicité ou d’innocuité, ils sont cependant assez inquiétants pour réclamer que des études soient refaites sur une durée plus longue, sur plusieurs espèces et générations avec un nombre d’individus garantissant une puissance suffisante des tests statistiques&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter l&rsquo;extrait sonore du journaliste, rédacteur Sébastien Portal [5] :</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/OGM-L%E2%80%99%C3%A9tude-russe-qui-pourrait-d%C3%A9raciner-une-industrie.mp3" target="_blank">OGM-L’étude russe qui pourrait déraciner une industrie</a></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_1747" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-1747 colorbox-1740" title="hamsters-poils-gensives" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/04/hamsters-poils-gensives.jpg" alt="" width="480" height="317" /><p class="wp-caption-text">Des hamsters ont développé des poils dans la bouche (b)</p></div>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><em><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-style: normal;"> </span></em></span></p>
<h3>L&rsquo;ère de l&rsquo;expérimentation</h3>
<p>Comme le dit Christian Velot, <strong>&laquo;&nbsp;on ne maitrise rien ou pas grand-chose&nbsp;&raquo;</strong> et il va plus loin en affirmant qu&rsquo; &laquo;&nbsp;il n&rsquo;y a pas un seul scientifique au monde, et quel que soit le nombre de prix Nobels qu&rsquo;il ait pu accumuler au cours de sa carrière, qui soit capable de recenser de façon exhaustive les conséquences à court, moyen ou long terme d&rsquo;une modification génétique sur un métabolisme&nbsp;&raquo;. Le domaine de la génétique est tellement complexe que les scientifiques font des essais en remplacent un gène et voient ce que cela a comme effet.</p>
<p><strong>Un gène marqueur est pour cela introduit : le gène de résistance aux antibiotiques. </strong>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;est pas éliminé à posteriori, il reste dans la plante&nbsp;&raquo; affirme Christian Velot. La question est également de savoir ce que devient cet antibiotique dans l&rsquo;organisme de l&rsquo;animal ou de la personne qui mangera le végétal.</p>
<p><strong>Des effets secondaires non contrôlés.</strong> La plupart des animaux génétiquement modifiés ne sont déjà pas viables. D&rsquo;autres développent des caractéristiques inédites et non attendues. Le poisson Tylapia par exemple est un poisson d&rsquo;eau douce, le Tylapia génétiquement modifié qui grossit deux fois plus vite, arrive à vivre dans l&rsquo;eau salé. Que se passera-t-il si ce poisson arrive accidentellement dans les mers et océans où en temps normal il mourrait ?</p>
<h3>Contrôle des semences et brevetage du vivant</h3>
<p>Breveter une plante permet à une entreprise de se l&rsquo;approprier tout simplement.</p>
<p>Beaucoup de brevets sur des séquences de gènes, des micro-organismes ou des OGM sont détenus par des grandes firmes. Cette brevetabilité du vivant est source de nombreuses polémiques. <strong>Pour des raisons éthiques, breveter le vivant pour pouvoir en faire un objet de marchandisage est pour beaucoup une ineptie.</strong> Breveter les semences permet aux multinationales, comme Monsanto par exemple, d&rsquo;avoir la main mise sur les paysans qui n&rsquo;ont pas le droit de ressemer les graines d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre sous peine de poursuites. Il faut ainsi qu&rsquo;il en rachète à chaque fois des nouvelles à la firme. &laquo;&nbsp;Les OGM ne sont pas une solution au problème de la faim dans le monde, comme voudrait le faire croire les industries semencières. Au contraire, par <strong>le système de brevetage des semences, ils maintiennent les paysans dans une dépendance économique, en les obligeant à racheter chaque année les semences</strong>&laquo;&nbsp;, s&rsquo;exclame la Confédération Paysanne.</p>
<p>En d&rsquo;autres termes, &laquo;&nbsp;la conséquence du brevetage du vivant est que le produit breveté appartient au détenteur du brevet et que toute personne tiers désirant utiliser ce produit doit rémunérer financièrement le propriétaire&nbsp;&raquo; [6].</p>
<p>Une autre conséquence est que des firmes comme Monsanto vont dans les pays pauvres ou en voie de développement et s&rsquo;approprient les substances actives de plantes médicinales locales. Cela s&rsquo;appelle le <strong>&laquo;&nbsp;biopiratage&nbsp;&raquo;</strong> industriel.</p>
<h3><span> </span>Réactions</h3>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Le processus qui consiste à nous imposer les OGM sur la planète est un processus antiscientifique et antidémocratique [...] si la planète est déjà une vaste poubelle ce n&rsquo;est pas une raison pour en faire une vaste paillasse de laboratoire&nbsp;&raquo;</strong>, Christian Velot.</p>
<p><strong> « Il est en effet scandaleux que ce soient les entreprises qui non seulement mènent les études sur leurs  produits mais que ce soient aussi elles qui analysent les résultats ! »</strong>, Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.</p>
<p>« <strong>La mise en évidence d’impacts négatifs des OGM sur la reproduction d’êtres vivants est nouvelle et extrêmement inquiétante !</strong> De très nombreuses autorités de régulation, comme l’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/efsa/">EFSA</a> en Europe, les ont pourtant considérés comme sûrs en se basant sur des études à court terme fournies par les industriels… Il faut de toute urgence retirer du marché les produits suspects et mener à terme le processus de réévaluation des OGM initié par la présidence Française de l’UE. <strong>Nous ne sommes pas des cobayes !</strong> », Arnaud Apoteker.</p>
<p><strong>« Le CRIIGEN dénonce les avis précédents de l’EFSA, de l’AFSSA (devenu l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/anses/">ANSES</a>) et de la CGB, comités européen et français de sécurité des aliments, qui se sont prononcés sur l’absence de risques sur ces tests de 90 jours seulement, pour lesquels ils n’ont pas analysé eux-mêmes dans le détail les statistiques »</strong>, CRIIGEN.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Les conséquences sur l&rsquo;environnement</strong> (la contamination génétique) <strong>et les risques potentiels sur la santé</strong> (encore mal connus du fait du manque d&rsquo;études sur le sujet) <strong>sont trop sérieux pour qu&rsquo;on laisse les industries semencières s&rsquo;approprier notre environnement, notre agriculture et le futur de notre alimentation</strong><strong> »</strong>, Confédération Paysanne.</p>
<h3>Pour approfondir le sujet</h3>
<p><strong>Les monstrueux animaux de la génétique</strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/ogm-limites-risques-et-dangers/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<h3>Articles similaires :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/03/le-monde-selon-monsanto/">Le monde selon Monsanto</a></li>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/du-nutella-aux-ogm/">Du Nutella aux OGM ?</a></li>
</ul>
<p><strong>Sources principales :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.monsanto.fr/" target="_blank">www.monsanto.fr</a></li>
<li>Conférence de Christian Velot, Toulouse 2005, &laquo;&nbsp;Les OGM, c&rsquo;est quoi ?&nbsp;&raquo;</li>
<li>Documentaire : OGM &#8211; Les monstrueux animaux de la génétique</li>
<li>[3] <a href="http://www.greenpeace.org/france/campagnes/ogm" target="_blank">www.greenpeace.org/france/campagnes/ogm</a></li>
<li>[4] <a href="http://www.greenpeace.org/france/news/20070614" target="_blank">www.greenpeace.org</a></li>
<li>[5] <a href="http://www.sebastienportal.com/" target="_blank">www.sebastienportal.com</a></li>
<li>[6] <a href="http://www.infogm.org" target="_blank">www.infogm.org</a></li>
<li><a href="http://www.criigen.org/" target="_blank">CRIIGEN</a></li>
<li><a href="http://www.ogm.gouv.qc.ca/ogm_principales.html" target="_blank">www.ogm.gouv.qc.ca</a></li>
<li><a href="http://www.photo-libre.fr" target="_blank">Photos Libres</a></li>
</ul>
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<p>USDA Photo : Charles O&rsquo;Rear</p>
</div>
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		<item>
		<title>Le Nutella contient le phtalate le plus dangereux : DEHP</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/le-nutella-contient-le-phtalate-le-plus-dangereux-dehp/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/le-nutella-contient-le-phtalate-le-plus-dangereux-dehp/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2011 23:50:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aliments gras et sucrés]]></category>
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		<description><![CDATA[Non satisfait d'être un aliment très gras et très sucré , le Nutella contient également le phtalate le plus dangereux qui soit ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1187 colorbox-1186" title="Pots-de-Nutella" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/02/Pots-de-Nutella.jpg" alt="" width="480" height="428" /><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/le-nutella-contient-le-phtalate-le-plus-dangereux-dehp/pots-de-nutella-screen/" rel="attachment wp-att-1188"><br />
</a><strong>Avec les trois quarts des familles qui consomment du Nutella en France, nous sommes le plus grand consommateur de cette pâte à tartiner au monde ! </strong>[1] Non satisfait d&rsquo;être un aliment très gras et très sucré (<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/10/nutella-danger/" target="_self">voir article ici</a>), le Nutella contient également <strong>le <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/04/phtalate/">phtalate</a> le plus dangereux qui soit : le DEHP.</strong> Ferrero reconnait que ce phtalate est présent dans le Nutella mais affirme que la quantité est trop faible pour pouvoir avoir un impact sur la santé.</p>
<h3>Qu&rsquo;est-ce que le phtalate DEHP ?</h3>
<p>Le phtalate DEHP est une substance chimique qui permet d&rsquo;augmenter la flexibilité des matières plastiques. On retrouve les phtalates dans les emballages plastiques souples comme les barquettes alimentaires, sachets, films plastiques etc. Ils migrent de l&rsquo;emballage dans le produit, affirme une toxicologue de l&rsquo;Office fédéral de l&rsquo;environnement en Allemagne. C&rsquo;est ainsi que nous en retrouvons sur nos tartines lorsque nous mangeons du Nutella.</p>
<h3>Quels sont les effets des phtalates comme le DEHP ?</h3>
<p>Les phtalates sont des perturbateurs hormonaux qui provoquent des dérèglements induisant notamment la <strong>stérilité chez l&rsquo;homme</strong>. Il est estimé que, dans les pays industrialisés, un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que n&rsquo;en produisait son grand père au même âge. Les phtalates sont également <strong>soupçonnés d&rsquo;être cancérigènes.</strong></p>
<p>En 2008, après avoir fait une étude sur le développement de testicules in vitro, l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/inserm/">INSERM</a> a affirmé que les phtalates étaient &laquo;&nbsp;délétères pour la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l&rsquo;espèce humaine&nbsp;&raquo;. Cette substance agit même avant la naissance sur le développement du fœtus de la femme enceinte.</p>
<p>L&rsquo;Office fédéral de l&rsquo;environnement allemand a fait une étude sur 600 enfants et constate que <strong>100% d&rsquo;entre eux présentent des traces de phtalates</strong> dont 5 importants. L&rsquo;étude rajoute que chez 20% d&rsquo;entre eux les phtalates sont en quantités toxiques. Elle estime que si l&rsquo;on prends en compte &laquo;&nbsp;l&rsquo;effet cocktail&nbsp;&raquo; de ces différentes substances, 80% des enfants en absorberaient en trop grande quantité.</p>
<p>La Comission européenne a déjà interdit l&rsquo;usage du DEHP dans la composition des jouets pour enfants depuis 1999 et prévoit son interdiction totale en 2012.</p>
<h3>Articles similaires :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/10/nutella-danger/" target="_self">NUTELLA : Sa composition est un danger pour la santé</a></li>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/du-nutella-aux-ogm/">Du Nutella aux OGM ?</a></li>
</ul>
<h3><em>Principales sources :</em></h3>
<ul>
<li>[1]. <em>Nutella, 40 ans de plaisir</em> de Gigi Padovani</li>
<li>Reportage <em>L&rsquo;emballage qui tue</em> (Arte) que vous pouvez voir dans la <a href="http://www.dangersalimentaires.com/videotheque/" target="_self">Vidéothèque</a>.</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Carafes filtrantes : un danger pour la santé ?</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/carafes-filtrantes-danger-pour-la-sante/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/carafes-filtrantes-danger-pour-la-sante/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 22:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[UFC]]></category>

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		<description><![CDATA["l'analyse de l'eau filtrée par ces carafes [...] donne des résultats pires que l'eau du robinet avant filtration" ... "là, c'est la catastrophe" ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1142 colorbox-1121" style="border: 0pt none;" title="carafes-filtrantes" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/02/carafes-filtrantes.jpg" alt="" width="420" height="220" /></p>
<p><strong>En 2008 il s&rsquo;est vendu 1,5 millions de carafes filtrantes. Réel phénomène de société, nombreuses sont les familles en France qui ont opté pour cette solution qui permets de filtrer l&rsquo;eau du robinet. Environ 15% des foyers en sont équipés à l&rsquo;heure actuelle. La marque allemande, Brita, est le leader incontestable détenant 90% des parts de marché du secteur.</strong></p>
<h3>Le succès de ces carafes est dû à plusieurs facteurs :</h3>
<p><strong>1) Le marketing</strong></p>
<p>Selon le syndicat qui défend l&rsquo;industrie de l&rsquo;embouteillage, Brita consacrerait 10% de son chiffre d&rsquo;affaires au marketing, ce qui est énorme. La marque ne cache pas qu&rsquo;elle accorde beaucoup d&rsquo;importance à la publicité pour mieux se faire connaitre des consommateurs et mieux mettre en valeur ses produits.</p>
<p><strong>2) Des &laquo;&nbsp;atouts&nbsp;&raquo; mis en avant<br />
</strong></p>
<p>La carafe filtrante est &laquo;&nbsp;plus pratique&nbsp;&raquo; selon la marque car il n&rsquo;est plus nécessaire de transporter les bouteilles d&rsquo;eau, elle est plus &laquo;&nbsp;économique&nbsp;&raquo; car le prix au litre est fortement réduit et pour finir, plus écologique car la production de déchets est moindre.</p>
<p>Il faut cependant savoir nuancer ces atouts. En effet, l&rsquo;eau du robinet est encore plus pratique car est disponible immédiatement (quelques minutes d&rsquo;attentes sont nécessaires pour que l&rsquo;eau soit filtrée par une carafe). L&rsquo;eau du robinet est encore plus économique car une carafe coûte en moyenne de 20€ à 50€ et les cartouches, à changer tous les mois, en moyenne 7€. L&rsquo;eau du robinet est également biensur plus écologique car elle est dépourvue de tout &laquo;&nbsp;emballage&nbsp;&raquo; jetable (cf. cartouches que l&rsquo;on jette tous les mois).</p>
<h3>Le principal argument de vente est leur capacité à filtrer l&rsquo;eau afin de la rendre &laquo;&nbsp;meilleure&nbsp;&raquo;. Et c&rsquo;est sur ce point que le bas blesse.</h3>
<p>Le député des Alpes-Maritimes, madame Marland-Militello a demandé au ministre de la santé et des sports qu&rsquo;une enquête sur les carafes filtrantes soit menée. Nous lisons dans la réponse de Roselyne Bachelot que &laquo;&nbsp;l&rsquo;utilisation des carafes filtrantes ne fait aujourd&rsquo;hui l&rsquo;objet d&rsquo;aucune recommandation par le ministère chargé de la santé, l&rsquo;eau du réseau public devant déjà être conforme aux exigences de qualité règlementaires&nbsp;&raquo;. Nous lisons également, non sans une certaine surprise, que des <strong>&laquo;&nbsp;relargages de substances toxiques ou indésirables dans l&rsquo;eau consommée [issue de carafes filtrantes] sont possibles&nbsp;&raquo;</strong> lors d&rsquo;un usage intensif ou lorsque les cartouches ne sont pas changées dans les délais.</p>
<p>De son coté, Nathalie Davoisne, du C.I EAU (Centre d&rsquo;Information de l&rsquo;Eau) affirme &laquo;&nbsp;préférer l&rsquo;eau filtrée à l&rsquo;eau du robinet, c&rsquo;est avant tout une affaire de goût. Le filtrage n&rsquo;améliore pas la qualité de l&rsquo;eau du robinet, cette eau est soumise à de multiples contrôles et est parfaitement potable. Mais si l&rsquo;on choisit d&rsquo;acheter une carafe Brita il faut absolument penser à changer les filtres, sinon<strong> il peut y avoir un risque sanitaire</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<h3>Qu&rsquo;en est-il réellement ?</h3>
<p>L&rsquo;association de consommateurs <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/ufc-que-choisir/">Que Choisir</a> a fait une étude sur 7 carafes filtrantes neuves en laboratoire et a également étudié celles qui sont utilisées chaque jour dans une trentaine de familles. Le rédacteur en chef de l&rsquo;association, Jean-Paul Geai, a apporté les conclusions début mai 2010 à France-Info.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Résultats en laboratoire :</span><br />
</strong></p>
<ul>
<li>La suppression du goût du chlore est réelle. En revanche il faut savoir que vous aurez le même résultat, et ce de manière totalement gratuite, en laissant pendant une heure une carafe d&rsquo;eau au réfrigérateur.</li>
</ul>
<ul>
<li>6 carafes sur 7 ont une<strong> &laquo;&nbsp;certaine efficacité&nbsp;&raquo;</strong> pour diminuer les teneurs en plomb (à moins de 10 microgrammes par litre), lorsqu&rsquo;elles sont neuves. D&rsquo;après Jean-Paul Geai il faut relativiser ces résultats car les canalisations en plomb sont de plus en plus rares. En 2013 une norme prévoit que le taux de plomb soit en dessous de 10 µg/L d&rsquo;eau.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les carafes sont par contre <strong>totalement inefficaces</strong> pour supprimer les nitrates.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;efficacité des carafes filtrantes est très moyenne&nbsp;&raquo;</strong> pour éliminer les <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/01/pesticides/" target="_self">pesticides</a> (ici le glyphosate a été recherché car c&rsquo;est un des pesticides les plus utilisés).</li>
</ul>
<ul>
<li>Les carafes se vantent toutes de réduire le calcaire. M. Geai affirme que <strong>&laquo;&nbsp;la réduction du calcaire est réelle mais modeste&nbsp;&raquo;</strong>. En revanche il ajoute que ce que les carafes appellent calcaire est en réalité du calcium, élément indispensable au bon fonctionnement du corps humain. Des études estiment que l&rsquo;eau que nous buvons représente 20% des apports en calcium par jour. Il est donc totalement ridicule de vouloir le supprimer de l&rsquo;eau.</li>
</ul>
<ul>
<li>Les cartouches qui utilisent également <strong>des sels d&rsquo;argent pour la filtration en relarguent dans l&rsquo;eau.</strong> Selon Que Choisir même si &laquo;&nbsp;les doses sont faibles&nbsp;&raquo; pourquoi devrait-on en retrouver après filtration alors qu&rsquo;au départ ce métal n&rsquo;est pas présent dans l&rsquo;eau du robinet ?</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Résultats chez les particuliers :</span><br />
</strong></p>
<p>L&rsquo;association nous alerte que<strong> &laquo;&nbsp;là, c&rsquo;est la catastrophe&nbsp;&raquo;</strong> et affirme que &laquo;&nbsp;l&rsquo;analyse de l&rsquo;eau filtrée par ces carafes chez une trentaine de familles donne des résultats pires que l&rsquo;eau du robinet avant filtration&nbsp;&raquo;. Le plomb, les nitrates, le calcaire, les pesticides, la microbiologie, le relargage d&rsquo;argent, sont tous retrouvés dans de plus grandes proportions.<strong> &laquo;&nbsp;Au final les résultats sont désastreux pour l&rsquo;eau filtrée&nbsp;&raquo;</strong> conclue Que Choisir.</p>
<p>Il existe plusieurs raison à cela. Il faut manipuler la carafe avec énormément de précaution (hygiène des mains, etc.) sans quoi les microbes peuvent considérablement se multiplier (surtout à l&rsquo;air ambiant). Il faut de plus être très rigoureux avec le remplacement des cartouches ce qui peut, au bout d&rsquo;un certain temps, devenir fastidieux et coûteux ou tout simplement être oublié.</p>
<h3>Sources Principales :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-2010-05-03-l-eau-et-les-carafes-filtrantes-437252-81-179.html" target="_blank">France-Info</a></li>
<li><a href="http://test-comparatif.quechoisir.org/F-REF8130A-carafes-filtrantes" target="_blank">Que Chosir</a></li>
<li><a href="http://www.brita.fr/brita/fr-fr/cms/cpd.grid" target="_blank">Brita</a></li>
<li>InVs</li>
</ul>
<p><strong>Articles similaires :</strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/notre-eau-est-polluee-et-toxique/" target="_self"><strong>Notre eau est polluée et toxique</strong></a></p>
<p><strong><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/leau-en-bouteille-est-elle-dangereuse/">L’eau en bouteille est-elle dangereuse ?</a></strong></p>
<p><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Dangers et risques du Bisphénol A (BPA)</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/dangers-et-risques-du-bisphenol-a-bpa/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/dangers-et-risques-du-bisphenol-a-bpa/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2011 12:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires et ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="aligncenter size-full wp-image-1006 colorbox-1005" title="biberon" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/biberon2.jpg" alt="" width="480" height="220" /></h3>
<h3>Qu&rsquo;est-ce que le bisphénol A et où le trouve-t-on ?</h3>
<p>Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires et de résines. Utilisé massivement depuis les années 1960, le BPA peut se retrouver dans le polycarbonate (PC), le PVC et dans les résines époxy qui, pour éviter un mauvais goût des aliments, tapissent l&rsquo;intérieur des boîtes de conserves, canettes etc.</p>
<p>Il est également présent dans d&rsquo;autres produits de consommation courantes tels que les récipients alimentaires (bonbonnes d&rsquo;eau réutilisables, biberons, conditionnements alimentaires&#8230;), bouilloires, films alimentaires, mais aussi dans la vaisselle plastique (assiettes, couverts&#8230;), certaines amalgames dentaires, les CD, les lunettes de soleil, et même les tickets de caisse (nous y reviendrons), bref <strong>en un mot : partout !</strong></p>
<div id="attachment_1007" class="wp-caption aligncenter" style="width: 240px"><img class="size-full wp-image-1007 colorbox-1005" title="boite-de-conserve" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/boite-de-conserve.jpg" alt="" width="230" height="233" /><p class="wp-caption-text">Boîte de conserve tapissée de résine d&#39;époxy au BPA</p></div>
<h3>Comment est-ce que le BPA nous intoxique-t-il ?</h3>
<p>D&rsquo;après une étude américaine,<strong> 95% des échantillons d&rsquo;urine collectés dans la population adulte contenaient du BPA.</strong></p>
<p>Cette substance chimique qui est destinée à être en contact avec la nourriture, selon l&rsquo;AESA (<em>Autorité Européenne de Sécurité des Aliments</em>), est accusée de tous les maux.</p>
<p>Lorsque le contenant est chauffé, le BPA se &laquo;&nbsp;détache&nbsp;&raquo; et infecte les aliments. C&rsquo;est également le cas lorsque le contenant est à température ambiante selon Éric Houdeau, chercheur à l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/inra/">INRA (<em>Institut national de recherche agronomique de Toulouse</em>)</a>. La migration du BPA augmente en tout cas fortement à haute température.</p>
<h3>Quels sont les dangers pour la santé ?</h3>
<p>Beaucoup de tests récents, sur des animaux dans un premier temps, ont démontré la toxicité du BPA même à de faibles doses. Il agit comme un <strong>perturbateur endocrinien</strong> (il interfère avec le système hormonal).</p>
<p>En 2008, le programme national de toxicologie aux États-Unis (<em>National Toxicology Program</em>) exprime son inquiétude face au BPA qui serait susceptible d&rsquo;engendrer des troubles <em><strong>&laquo;&nbsp;</strong></em><strong><em>du cerveau, du comportement, de la prostate chez les fœtus, les nourrissons et les enfants&nbsp;&raquo;</em></strong>. Le programme a également exprimé sa préoccupation quant à un <strong>déclenchement précoce de la puberté chez les filles</strong> [1].</p>
<p>Une étude sur des rats montre l&rsquo;effet que le BPA peut avoir sur l&rsquo;intestin. Éric Houdeau, responsable de l&rsquo;étude sur le bisphénol A, explique qu&rsquo;en utilisant des doses journalières de BPA inférieures à celles admises par l&rsquo;AFSSA (<em>l&rsquo;Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments</em>, <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/anses/"><em>devenue ANSES</em></a>) qui sont de 0,05 mg par kilo de poids corporel, il a été &laquo;&nbsp;<em>démontré qu&rsquo;il agit sur l&rsquo;épithélium intestinal. Il diminue la perméabilité de cette voie d&rsquo;échange de l&rsquo;eau et des sels minéraux et occasionne des rétentions d&rsquo;eau. D&rsquo;autre part, chez les rats nouveau-nés, <strong>une exposition au BPA augmente le risque de développer une inflammation intestinale sévère à l&rsquo;âge adulte&nbsp;&raquo;</strong></em>. Le chercheur conclut par : &laquo;&nbsp;<em>Nous avons mené une étude sur des cellules intestinales humaines en culture. Elles sont également réactives à ce contaminant alimentaire le plus répandu dans nos sociétés occidentales&nbsp;&raquo;</em>. <strong>En effet environ 3 millions de tonnes de bisphénol A sont produits chaque année dans le monde !</strong></p>
<p><strong>Le bisphénol A favoriserait également l&rsquo;apparition du diabète, augmenterait les chances d&rsquo;infertilité, engendrerait des troubles cardio-vasculaires et rendrait moins efficace le traitement par la chimiothérapie lors d&rsquo;un cancer.</strong></p>
<p>Chez l&rsquo;homme elle <strong>baisse la qualité du sperme</strong> par une baisse de spermatozoïdes et <strong>augmente les risques de déficience sexuelle</strong> [2]. Cette substance est jugée, par l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/inserm/">INSERM (<em>Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale</em>)</a>, de &laquo;&nbsp;préoccupante pour la fertilité de l&rsquo;espèce humaine&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/dangers-et-risques-du-bisphenol-a-bpa/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<h3>Le BPA pénètre même l&rsquo;organisme par la peau</h3>
<p>Des chercheurs de l&rsquo;INRA de l&rsquo;unité Xénobiotiques à Toulouse montrent, par des cultures cellulaires, que le BPA pénètre le corps par voie cutanée [3]. En août 2010, des chercheurs américains se sont aperçus que les hôtes d&rsquo;accueil et les caissières avaient, dans leurs urines, sang et liquide amniotique, des taux de BPA beaucoup plus élevés que la moyenne. En effet il est présent sous forme libre dans la majorité des &laquo;&nbsp;papiers thermiques&nbsp;&raquo; (tickets de caisses enregistreuses, reçus de paiement &#8230;). Le BPA, présent dans de grande quantité, y est utilisé comme un révélateur de la coloration d&rsquo;impression.</p>
<p>Partant de ce constat, les chercheurs de l&rsquo;INRA ont fait des tests sur des explants d&rsquo;oreilles de porc et ont constaté que <strong>qu&rsquo;elle que soit la dose de BPA déposée, les deux tiers, environ, traversaient la barrière cutanée !</strong></p>
<p>Notons que face à cette nouvelle le groupe Super U a décidé de supprimer les tickets de caisse imprimés sur du papier thermique dans ses 1 400 magasins.</p>
<div id="attachment_1009" class="wp-caption aligncenter" style="width: 240px"><img class="size-full wp-image-1009 colorbox-1005" title="tickets-caisse2" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/tickets-caisse2.jpg" alt="" width="230" height="156" /><p class="wp-caption-text">Tickets thermiques au Bisphénol A</p></div>
<h3>Qu&rsquo;elle est la réaction de nos gouvernements ?</h3>
<p><strong>La réaction est très différente d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre. </strong>Le Canada, par exemple, a réagi très rapidement, n&rsquo;attendant pas les confirmations sur les risques que nous avons aujourd&rsquo;hui, pour interdire le BPA. Fin 2006, le ministre Clément a déclaré &laquo;&nbsp;<em>nous nous sommes empressés de prendre des mesures à l&rsquo;égard du bisphénol A, parce que nous croyons que c&rsquo;est notre devoir d&rsquo;assurer que les Canadiens et notre environnement ne sont pas exposés à un produit chimique potentiellement nocif&nbsp;&raquo;</em>. En avril 2008, le Canada avait annoncé qu&rsquo;il voulait interdire les biberons en polycarbonate contenant du BPA. En octobre 2010, le gouvernement canadien a affirmé, malgré les pressions des industriels et de la Chine, qu&rsquo;il ajoutait le BPA à la liste des substances toxiques.</p>
<p>L&rsquo;Australie et plusieurs états américains ont également interdits le BPA.</p>
<p>Le Danemark a imposé une interdiction qui concerne tous les produits pour l&rsquo;alimentation des enfants de 0 à 3 ans.</p>
<p>En France, depuis le 1er Janvier 2011 la fabrication et la commercialisation des biberons au BPA sont interdits.</p>
<p>L&rsquo;Union Européenne a décidé d&rsquo;interdire la production de biberons contenant du bisphénol A en mars 2011 et sa commercialisation à partir de juin.</p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/dangers-et-risques-du-bisphenol-a-bpa/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Des associations se mobilisent comme la Ligue contre le cancer qui a mis une pétition en ligne en demandant un étiquetage systématique du bisphénol A et son interdiction (<a href="http://www.ligue-cancer.net/article/5643_11-000-signatures-pour-dire-stop-au-bisphenol-a">ici</a>).</p>
<h3>Pourquoi est-ce que les différentes mesures avancent si lentement ?</h3>
<p>Il faut trouver des matières plastiques (réellement) inoffensives pour l&rsquo;organisme afin de remplacer le BPA. Il ne s&rsquo;agit pas de remplacer un agent chimique toxique par un autre. Cette avancée lente pourrait également se justifier, en partie, par les différentes études sur les autres matières de substitution.</p>
<p><strong>Mais il y a surtout une très grande pression des industriels.</strong> Leurs études, qui sont menées par des laboratoires financés, affirment que le BPA n&rsquo;est pas dangereux pour la santé comme le montre M. Welshons et M. Von Saal [4]. 11 études financées par les industries chimiques ne montrent aucune nocivité alors que 90% des 104 études indépendantes montrent un risque possible. Certains groupes tels que Elipso (une entreprise de l&rsquo;emballage plastique souple) ou encore PlasticsEurope (association européenne des producteurs de plastique) sont en désaccord avec toutes ces mesures restrictives face au BPA. Voici ce que l&rsquo;on peut par exemple lire &laquo;&nbsp;[...] <em>les autorités sanitaires du monde entier ont conclu que les objets et matériaux à base de BPA sont sans danger dans leurs usages prévus, à la fois pour les consommateurs et les applications industrielles&nbsp;&raquo;</em>. Les différentes pressions exercées montrent que l&rsquo;enjeu financier du bisphénol A est grand.</p>
<p>Récemment l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/oms/">OMS (Organisation Mondiale de la Santé)</a> a déclaré, dans une conférence avec 30 experts à huit-clos, que les preuves des études ne sont pas suffisantes et que la mise en place de mesures de santé publique de précaution est prématuré. Voici un discourt qui a de quoi ravir les industries chimiques. Cela a tout de suite fait réagir le <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/res/"><em>Réseau Environnement Santé</em> (RES)</a> : &laquo;&nbsp;u<em>ne telle conclusion est très surprenante, car elle donne l&rsquo;impression que l&rsquo;on manque de données scientifiques. Ceci n&rsquo;est pas conforme à la réalité. On dispose en effet aujourd&rsquo;hui de près de 500 études publiées selon les règles de la déontologie scientifique, dans des revues à comité de lecture c&rsquo;est-à-dire validées par les pairs</em>&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Quelles sont les précautions que l&rsquo;on peut prendre dès à présent ?</h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1010 colorbox-1005" title="zero-pour-cent2" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/zero-pour-cent2.jpg" alt="" width="100" height="83" /></p>
<p>- Préférez le conditionnement des aliments/boissons dans des récipients en verre, céramique ou en tout cas autre que du plastique. Évitez donc les bouteilles d&rsquo;eau et de sodas en plastique, les aliments conditionnés sous emballage plastique et en particulier les produits gras (plats cuisinés, poisson dans de l&rsquo;huile, etc.)</p>
<p>- Si vous achetez tout de même des bouteilles plastiques : utilisez des bouteilles composées de polypropylène (code 5 ou mention &laquo;&nbsp;PP&nbsp;&raquo; sur <img class="alignright size-full wp-image-1011 colorbox-1005" title="logo-pp2" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2011/01/logo-pp2.jpg" alt="" width="100" height="58" />l&rsquo;emballage) et non en polycarbonate (code 7 ou mention &laquo;&nbsp;PC&nbsp;&raquo;) et dans une moindre mesure code 3 et 6 (voir les différents plastiques dans l&rsquo;article <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/leau-en-bouteille-est-elle-dangereuse/">L&rsquo;eau en bouteille est-elle dangereuse ?</a>)</p>
<p>- Évitez de faire chauffer des récipients en polycarbonate au micro-ondes ou de les laver avec des détergents puissants.</p>
<p>- Évitez les boites de conserves tapissées de résine d&rsquo;époxy ou limiter tout simplement sa consommation en préférant les produits frais et non préparés.</p>
<p><strong>Les effets du BPA sur l&rsquo;environnement :</strong></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/dangers-et-risques-du-bisphenol-a-bpa/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<h3>Principales références</h3>
<p>[1]. <a href="http://www.fda.gov/newsevents/publichealthfocus/ucm197739.htm" target="_blank">http://www.fda.gov/newsevents/publichealthfocus/ucm197739.htm</a></p>
<p>[2]. <a href="http://www.fertstert.org/article/S0015-0282%2810%2902587-2/abstract" target="_blank">http://www.fertstert.org/article/S0015-0282%2810%2902587-2/abstract</a></p>
<p>[3]. <a href="http://www.inra.fr/presse/bisphenol_a_penetrerait_organisme_par_peau" target="_blank">http://www.inra.fr/presse/bisphenol_a_penetrerait_organisme_par_peau</a></p>
<p>[4]. <a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16256977?dopt=Abstract" target="_blank">http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16256977?dopt=Abstract</a></p>
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		<title>Fast-food</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/fast-food/</link>
		<comments>http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/fast-food/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 20:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fast-foods et malbouffe sont pour beaucoup synonymes, alors que mange t’on réellement ? Rentrons dans le vif du sujet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-679 colorbox-688" title="Hamburger" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Hamburger.jpg" alt="" width="480" height="220" /></p>
<p>Le fast-food est une des rares branches de l’alimentaire à tirer son épingle du jeu en ces temps de crise. McDonald’s, groupe emblématique de la restauration rapide, a fait un <strong>chiffre d’affaires qui avoisinait les 16 milliards d’euros</strong> en 2009 ! Valérie Cohen affirme, dans une étude réalisée par le cabinet de conseil Xerfi, que « dans un contexte de récession économique, et son corollaire de mauvaises nouvelles, les ménages choisissent massivement les établissements où l’addition est la plus basse ». En proposant des menus, pour la grande majorité, à moins de 10€, le fast-food peut facilement remplacer un restaurant traditionnel pour une famille modeste.</p>
<p>La restauration rapide satisfait un autre besoin essentiel de notre société moderne et super active : <strong>manger vite</strong>. Les plats servis très rapidement, la possibilité d’emporter sa nourriture, et ce même sans quitter son véhicule, correspond aux attentes d’une clientèle suractive et pressée. Pour l’anecdote, dans certains fast-foods à Tokyo, on ne paye pas la quantité de ce que l’on mange mais le temps que l’on passe à table !</p>
<p>Fast-foods et malbouffe sont pour beaucoup synonymes, alors que mange t’on réellement ?</p>
<h3>Composition :</h3>
<div id="attachment_684" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-684 colorbox-688" title="ingredients2" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/ingredients2.jpg" alt="" width="480" height="191" /><p class="wp-caption-text">Que cache cette belle présentation ?</p></div>
<p>Rentrons dans le vif du sujet. C’est sans réelle surprise que<strong> la nourriture de fast-food est trop grasse, trop sucrée, trop salée, pauvre en vitamines et en fibres</strong>. Ajoutons également qu’<strong>elle est très « chimique »</strong>. Beaucoup d’additifs sont présents dans les aliments. Une salade, pour rester fraiche et appétissante, est traitée avec une douzaine de produits chimiques (d’après <em>taoastro.ifrance.com</em>). On trouve également parfois de l’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/10/acrylamide/">acrylamide</a> (substance cancéreuse) dans les frites et les chips.</p>
<p><strong>Viande</strong></p>
<p>D’après danger-sante.org, « il a été reconnu que<strong> la viande est responsable de 70% de toutes les intoxications alimentaires</strong> rattachées aux fast-foods ». Nous nous doutons bien que la viande, quelle qu’elle soit, ne provient pas d’animaux gambadant dans de belles prairies vertes mais bel et bien de batteries. Même si ce n’est qu’une fiction, le film Fast Food Nation colle bien au sujet et montre toute l’horreur des fast-foods.</p>
<p><strong>OGM</strong></p>
<p>Dans beaucoup de pays les OGM sont autorisés et sont donc présents dans les menus (soja, tomates, maïs …) avec les éventuelles conséquences que cela peut avoir. Il en va de même avec le bétail et la volaille qui en sont nourris.</p>
<p><strong>Light</strong></p>
<p>Les boissons light à l’aspartame dans de grandes proportions présentent également de grand dangers pour la santé (voir l’article <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/11/produits-light-et-aspartame-danger/">Produits Light et Aspartame = Danger !</a> pour plus de détails).</p>
<p><strong>2 saveurs principales<br />
</strong></p>
<p>Cette nourriture, en plus de ne pas être très saine et d&rsquo;une très grande qualité, ne contient que deux saveurs principales sur six : le sucré (viande, pain, soda) et le salé (frites, hamburger…). Pour information les 6 saveurs sont : le sucré, l&rsquo;aigre, l&rsquo;amer, le salé, le piquant et l&rsquo;astringent.<em> </em>Or cette nourriture, qui est déséquilibrée et qui ne contient que la moitié des saveurs, est <strong>difficilement digérable</strong>. Ce déséquilibre pourrait être, selon certains nutritionnistes, à l’origine d’une<strong> insatisfaction corporelle</strong> et pourrait engendrer le retour d’une <strong>impression de faim</strong> plus rapidement. Après avoir englouti une grande quantité de nourriture dans un fast-food n’avez-vous pas remarqué que vous aviez souvent de nouveau faim une heure après ?</p>
<h3>Les risques pour la santé :</h3>
<p>A court terme cette nourriture a pour effets :<strong> lourdeur d’esprit, léthargie et avidité</strong>. A long terme elle a pour effets :<strong> obésité, hypertension artérielle, maladies cardiaques, diabète, dépression, troubles de la vésicule biliaire, cancers voire d’entrainer la maladie d’Alzheimer !</strong></p>
<p><strong>Cancers</strong></p>
<p>A cause d’une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritionnels (vitamines, fibres etc.) les cancers possibles sont le cancer de la prostate, des poumons, du pancréas, des seins et ovaires selon webchercheurs.com.</p>
<p><strong>Maladie d’Alzheimer</strong></p>
<p>Des chercheurs de l’université Karolinska à Stockholm ont découvert, en se basant sur des expériences avec les souris, que l’alimentation grasse et riche en cholestérol favorise le développement de la maladie d’Alzheimer. Susanne Akterin affirme ainsi <em>« We now suspect that a high intake of fat and cholesterol in combination with genetic factors […] can adversely affect several brain substances, which can be a contributory factor in the development of Alzheimer’s ».</em> Autrement dit les fast-foods, qui proposent ce type de nourriture, favoriseraient le développement de la maladie d’Alzheimer pour les personnes déjà génétiquement prédisposées.</p>
<h3>La nourriture de fast-food est beaucoup trop calorique</h3>
<p><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-680 colorbox-688" title="Hamburger2" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Hamburger2.jpg" alt="" width="300" height="308" /><br />
</strong></p>
<p>Le nutritionniste Pierre Dukan affirme que «les sandwichs que proposent ces types de restaurants sont beaucoup trop riches en sucres et en graisses» et ajoute que «le service est rapide, la consommation éclair et l’apport nutritif est beaucoup trop important». Un homme a besoin d’environ 2500 Kcal par jour et une femme d’environ 2200 Kcal. Une étude belge, «Restauration rapide, manger vite, gras et salé» dans test-achats, étudie l’apport nutritionnel d’une multitude de fast-foods en Europe (McDonald’s, Quick, Pizza Hut, KFC (<em>Kentucky Fried Chicken</em>), Le Pain Quotidien pour citer les plus connus) et constate que les menus sont beaucoup trop caloriques. <strong>« Les menus XL de Quick, Maxi Best Of de McDonald’s ou les Buckets de KFC peuvent culminer à plus de 1500 Kcal »</strong> selon CLCV (<em>Consommation Logement et Cadre de Vie</em>). Sont bien sûr concernés tous les menus « maxi » mais également les menus classiques (7/10). Notons tout de même qu’une étude parue dans Pediatrics affirme qu’un « affichage clair des calories contribuerait à lutter contre l’obésité chez le jeune enfant ». Les informations nutritionnelles ne sont disponibles clairement que chez McDonald’s et Quick. <img class="aligncenter size-full wp-image-678 colorbox-688" title="Big-Mac" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Big-Mac.jpg" alt="" width="200" height="117" /> En effet selon l’étude, les parents qui connaissent le nombre de calories choisissent des repas plus légers (de 102 cal en moyenne) pour leurs enfants. L’étude constate également, sans surprise, que<strong> les menus sont trop riches en lipides, en acides gras saturés</strong> (même pour les menus  sains qui sont « vraiment à déconseiller»), <strong>en acides gras trans et en sel </strong>(« la teneur en sel dépasse même souvent l’AJR »). Le message est clair.</p>
<p>Les fast-foods proposent tout de même des petits fruits, salades composées mais ils ne sont pas consommés par la majorité des personnes. En effet les consommateurs préfèrent, en général, le classique hamburger accompagné de frites et d&rsquo;un soda.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-686 colorbox-688" title="sachet-de-fruits" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/sachet-de-fruits2.jpg" alt="" width="480" height="237" /></p>
<h3>Les (très) jeunes sont la cible de la restauration rapide</h3>
<p><strong>La surprise dans les menus enfants</strong></p>
<p>Pour un petit enfant l’attrait du fast-food vient autant de la nourriture que du petit cadeau offert (ex. Happy Meal de McDonald’s). D’après l’association américaine CSPI (<em>Center for Science in the Public Interest</em>) <strong>c’est une stratégie de séduction qui est « injuste, trompeuse et illégale » et qui porte atteinte à la santé des enfants</strong> en promouvant une habitude alimentaire déséquilibrée. Les fast-foods ont bien compris que les enfants sont l’avenir de leurs succès et essayent ainsi de les fidéliser jeunes pour que tout au long de leur vie ils retournent à leur fast-food préféré. La stratégie marketing est, chez McDonald’s par exemple, très bien ficelée. Il est en effet souvent proposé aux enfants en plus de la babiole, des aires de jeu et une mascotte : Ronald, personnage souriant, mince qui amuse encore plus les enfants dans un monde coloré et joyeux.</p>
<div id="attachment_691" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-691 colorbox-688" title="HappyMeal-Partager" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/HappyMeal-Partager1.jpg" alt="" width="480" height="258" /><p class="wp-caption-text">Faire connaitre à ses amis</p></div>
<p>L’association CLCV étudie l’aspect marketing et mesure l’importance de la communication par le biais des sites internet de la restauration rapide. Les sites proposent des jeux vidéos en ligne, des fonds d’écrans à l’effigie de la marque à télécharger, d’inviter ses amis à connaitre la marque etc. Des jeux proposés permettent de gagner des sandwichs supplémentaires ou des menus « maxi » ce qui est « une incitation directe à la surconsommation de produits gras et caloriques » selon la CLVC.</p>
<div id="attachment_692" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-692 colorbox-688" title="Incitation-consommation" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Incitation-consommation.jpg" alt="" width="480" height="258" /><p class="wp-caption-text">Incitation à la consommation</p></div>
<p><strong>Une offre qui doit être mieux adaptée</strong></p>
<p>La CLCV appelle les fast-foods à adapter la taille des portions, de supprimer les menus « maxi » ainsi que ceux qui sont trop riches en matières grasses et en calories, de supprimer les demis litres de soda et d’adapter l’offre aux différentes tranches d’âge.</p>
<div id="attachment_687" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-687 colorbox-688" title="Un-demi-litre" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Un-demi-litre.jpg" alt="" width="200" height="289" /><p class="wp-caption-text">Le message est clair !</p></div>
<p>En effet, les enfants arrivés à un certain âge peuvent vite se détourner des menus trop enfantins au profit des menus pour adultes. Ceci accroit encore plus le risque d’excès de matières grasses, de sel et de sucre selon lepointsurlatable.fr. Ainsi selon i-dietetique.com <strong>« 60% des 10-12ans délaissent les formules conçues pour les petits au profit d’autres menus »</strong>.</p>
<p><strong>Les adolescents</strong></p>
<p>Le fast-food est un point de rencontre  facile, où les jeunes mangent ensemble et se retrouvent. Le Wifi gratuit  à leur disposition est un atout de taille pour une génération connectée  en permanence. Le fait de pouvoir manger rapidement et pour pas très  cher est un autre atout de taille. Le fast-food est ainsi un endroit  privilégié par les adolescents et étudiants.</p>
<div id="attachment_685" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><img class="size-full wp-image-685 colorbox-688" title="Menu-maxi" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Menu-maxi2.jpg" alt="" width="400" height="275" /><p class="wp-caption-text">Menu &quot;maxi&quot; classique</p></div>
<h3>Placement des fast-foods</h3>
<p><strong>Proche des écoles</strong></p>
<p>Un fast-food présent dans un rayon de 150m autour d’une école augmenterait de 5.2% le taux d’obésité infantile, tel était le constat des économistes de l’université de Columbia et Berkeley aux Etats-Unis. Janet Currie qui a dirigée cette étude a proposé d’établir une zone où les fast-foods seraient interdits. Cela a tout de suite fait réagir McDonald’s qui a affirmé que « limiter ce type de commerces légaux et <span style="text-decoration: underline;">importants</span> (!), installés en ville, constituerait un dangereux précédent ».</p>
<p><strong>Dans les hôpitaux</strong></p>
<p>Aux Etats-Unis, <strong>30% des hôpitaux hébergent dans leur structure un fast-food !</strong> (d’après<em> i-regime.com</em>). Ce n’est heureusement pas (encore) le cas en France. Nous voyons tout de suite les problèmes que cela peut engendrer. Le fast-food profite ainsi de la clientèle de l’hôpital tout en bénéficiant de son image valorisante. « Quand un McDo était présent dans l’hôpital, les visiteurs étaient deux fois plus enclins à considérer que la nourriture McDo était saine par rapport à ceux des autres hôpitaux. Preuve que le marketing marche ! » (toujours d’après <em>i-regime.com</em>). Le surpoids étant devenu aux Etats-Unis le principal problème infantile, il est difficile d’imaginer que dans un centre médical de la nourriture grasse et déséquilibrée soit mise à disposition aussi facilement !</p>
<h3><strong>Et l&rsquo;environnement dans tout ça ?<br />
</strong></h3>
<p>La restauration rapide génère de très grandes quantités de déchets. D’après taoastro-ifrance.com, <strong>une surface de forêt équivalente à la superficie de la Grande Bretagne disparaitrait  chaque année pour les besoins des fast-foods</strong>. Une quantité considérable d’emballages papier, carton, est utilisée pour servir les repas. Ces emballages ont une durée de vie extrêmement courte, on mange les aliments qu&rsquo;elles contiennent pour les jeter dans les minutes qui suivent. La CLCV incite les fast-foods McDonald’s et Quick à réduire leurs déchets en proposant des gobelets plastiques durs réutilisables qui sont consignés (comme dans les festivals et concerts où cela fonctionne très bien) mais reste sans réponse de leur part.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-758 colorbox-688" title="dechets" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/dechets.jpg" alt="" width="400" height="304" /></p>
<p><strong>L’aspect environnement n’est qu’une façade</strong>. Nous nous en rendons également compte sur leurs sites internet où les actions menées pour l’environnement sont vraiment limitées (quand elles sont existantes). Ils utilisent certes des contenants qui sont recyclés ou recyclables mais presque rien n’est fait pour les recycler ou les éliminer en fin de vie. Il en va de même pour la gestion de l’énergie, de la consommation d’eau… D’après l’étude belge (citée auparavant), « tout se décide en réaction à des pressions extérieures » et il y a un « manque de transparence vis-à-vis du consommateur ». Les plats à emporter constitués de multiples emballages polluent d’autant plus qu’ils sont bien souvent jetés en pleine nature où au bord des routes…</p>
<h3>Le mot de la fin &#8230;</h3>
<p>A moins que les pouvoirs publics, associations et consommateurs ne réagissent et fassent pression pour instaurer différentes mesures aux fast-foods ces derniers auront encore de beaux jours devant eux.</p>
<p>Nous l’aurons bien compris, les fast-foods sont synonymes avec :</p>
<ol>
<li>Une nourriture de mauvaise qualité, déséquilibrée, et dangereuse pour la santé.</li>
<li>Une stratégie marketing qui n’a apparemment pas de limites.</li>
<li>Un désastre écologique</li>
</ol>
<h3>Voici à présent deux extraits de l&rsquo;émission Zone Interdite sur M6 (qui n&rsquo;est jamais passé à la télévision à cause d&rsquo;une trop forte pression, vous comprendrez vite pourquoi !)</h3>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/fast-food/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/fast-food/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Substances chimiques : le plat quotidien de nos enfants !</title>
		<link>http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/substances-chimiques/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 14:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un enfant est [...] exposé [...] à 81 substances chimiques différentes ! 47 de ces substances sont suspectées d’être ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-638 colorbox-641" title="Petit-dej" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/12/Petit-dej.jpg" alt="" width="480" height="228" /></p>
<p>L’association Générations Futures et le réseau européen HEAL (<em>Health &amp; Environment Alliance</em>) ont mené une étude sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation d’un enfant d’une dizaine d’années.</p>
<p>Pour ce faire, les aliments sélectionnés (non <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/01/le-bio-et-ses-limites/" target="_self">bio</a>) répondent aux recommandations inscrites dans le Plan National Nutrition Santé (<em>PPNS</em>) par le Ministère de la Santé c&rsquo;est-à-dire 5 fruits et légumes frais par jour, 3 produits laitiers et un litre et demi d’eau. Les repas étaient équilibrés (exemples d&rsquo;aliments : salade composée, saumon, riz, pomme, confiture, thé etc.) et étaient ni trop sucrés ou salés et ni trop gras. Il a également été ajouté à ces menus quelques friandises pour ressembler au maximum à l’alimentation « type » d’un enfant.</p>
<p>Le constat est alarmant : en l’espace de 24h, un enfant est susceptible d’être exposé, que par son alimentation, à <strong>81 substances chimiques différentes ! </strong>47 de ces substances sont suspectées d’être cancérigènes, 5 sont classées cancérigènes certaines et 37 sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens (dérèglent le système hormonal).</p>
<h3>« Effet Cocktail » des substances chimiques</h3>
<p>Générations Futures précise que « les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées », mais qu’en revanche c’est le « cocktail de contaminants » qui pose problème. Le risque pour le consommateur est « donc probablement sous estimé ». En effet le rapport précise que les substances chimiques combinées peuvent être dangereuses (<strong>« Les effets des mélanges de <a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/01/pesticides/" target="_self">pesticides</a> étaient de 150 à 1600 fois plus importants que les effets des pesticides pris isolément »</strong>). L’AFSSA (<em>Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, qui est devenu l&rsquo;<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/anses/">ANSES</a></em>) et l’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2009/03/inra/">INRA</a> sont chargés d’évaluer les risques de la combinaison de pesticides.</p>
<p>L’association Générations Futures affirme que cette situation est inacceptable ! Il faut savoir qu’<strong>un homme sur deux et qu’une femme sur trois a, ou aura, dans sa vie un cancer</strong> d’après environnement-et-cancer.com.</p>
<h3>Quelques chiffres pris dans le rapport :</h3>
<p>« Parmi les fruits, 59 % des échantillons contiennent des résidus de pesticides et en moyenne 3,9 % sont non conformes. »</p>
<p>Parmi les « légumes, près de 30% contiennent des résidus de pesticides et en moyenne 4,1 % des légumes présentent des dépassements de LMR »</p>
<p>« Chaque année, près de 70 000 tonnes de pesticides sont annuellement épandus en France. »</p>
<h3>Quelles solutions ?</h3>
<p><strong>Les produits « Bio »</strong></p>
<p>L’AFSSA affirme que le fait de passer à une alimentation « bio » (sans résidus de pesticides) « élimine très rapidement les résidus de pesticides les moins persistants de nos organismes. » et est ainsi bénéfique pour notre organisme. Sans rentrer dans le détail des aliments bio, le problème est qu’ils coûtent significativement plus cher que le conventionnel. D’après notretemps.com, les légumes et fruits bio sont, en moyenne, 69% plus chers.</p>
<p><strong>Fruits et légumes de saison</strong></p>
<p>Le rapport propose de manger des fruits et légumes de saison, qui seront naturellement moins traités (avec des fongicides et insecticides) que des produits qui viennent de destinations lointaines. Rajoutons que manger des produits qui ont été transportés sur de très longues distances à toujours un certain impact sur les émissions de CO². Le fait de privilégier les aliments frais limite également la quantité d’additifs (conservateurs etc.).</p>
<p><em>Source :</em></p>
<p>Télécharger le rapport de Générations Futures : <a rel="attachment wp-att-640" href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/substances-chimiques/rapport-generations-futures/">Rapport-generations-futures</a></p>
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		<title>NUTELLA : Sa composition est un danger pour la santé</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 23:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>F. Boyat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aliments gras et sucrés]]></category>
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		<description><![CDATA[La pâte à tartiner Nutella fut cet été montrée du doigt par l’Union européenne en raison de sa composition déséquilibrée qui serait dangereuse pour la santé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6 aligncenter colorbox-4" title="Nutella" src="http://www.dangersalimentaires.com/wp-content/uploads/2010/10/article_nutella1.jpg" alt="" width="472" height="316" /></p>
<p>La pâte à tartiner Nutella fut cet été montrée du doigt par l’Union européenne en raison de sa composition déséquilibrée qui serait dangereuse pour la santé.</p>
<p>Faisons un petit rappel sur sa composition qui n’est pas très saine pour la santé. La recette reste bien sûr secrète mais nous savons que le Nutella contient quand même <strong>60% de sucre et d’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/10/lhuile-de-palme/" target="_self">huile de palme</a></strong>!</p>
<p>Il ne s’agirait pas d’interdire à la consommation ce produit, mais de mieux informer le consommateur sur les risques d’obésité qu’il entrainerait.</p>
<p>Le Parlement européen voudrait ainsi mettre en place un étiquetage nutritionnel plus sévère que le tableau actuel qui ne mentionne que la quantité de protéines, lipides et glucides.</p>
<p>N’en déplaise à certains, les pots de Nutella pourraient se voir dotés d’une mention :</p>
<h3><strong>&laquo;&nbsp;Attention, danger, favorise l’obésité&nbsp;&raquo;</strong></h3>
<p>Le Nutella n’est pas le seul produit concerné par une telle mesure mais il suscite de vives réactions car c&rsquo;est un produit phare depuis plusieurs générations.  Il serait surement temps de réaliser que sa consommation doit être occasionnelle car trop riche en sucres et en matières grasses.</p>
<p>Il devient en tout cas nécessaire d’informer l’opinion sur les aliments en général qui nuisent à la santé et à la &laquo;&nbsp;malbouffe&nbsp;&raquo; qui favorisent les problèmes de santé (ici l’<a href="http://www.dangersalimentaires.com/2010/12/lindustrie-agro-alimentaire-liee-a-lobesite-infantile/" target="_self">obésité chez les plus jeunes</a> notamment).</p>
<h3>Articles similaires :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/02/le-nutella-contient-le-phtalate-le-plus-dangereux-dehp/" target="_self">Le Nutella contient le phtalate le plus dangereux : DEHP</a></li>
<li><a href="http://www.dangersalimentaires.com/2011/04/du-nutella-aux-ogm/">Du Nutella aux OGM ?</a></li>
</ul>
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