Actualité Année 2015 Août

Rejet des mesures contre le gaspillage alimentaire

Aujourd’hui, nous apprenons avec étonnement que les « Sages » du Conseil Constitutionnel ont rejeté les mesures anti-gaspillage lors du vote de la loi sur la transition énergétique.

Un pas en avant, deux en arrière. Jeudi 13 août, le Conseil Constitutionnel français était invité à valider ou non la loi sur la transition énergétique. Si la majorité des mesures constituant cette loi chère au quinquennat de François Hollande ont été approuvées, ce n’est pas le cas de plusieurs articles, dont ceux relatifs au gaspillage alimentaire dans la grande distribution. Une censure en forme de rétropédalage qui a de quoi susciter l’étonnement alors que de nombreux collectifs citoyens luttent depuis de nombreuses années contre le gaspillage alimentaire et en faveur d’une règlementation stricte en la matière.

3 textes importants retoqués

Trois textes ont donc été retoqués par les « Sages », parmi lesquels la réduction des gaz à effet de serre et la rénovation énergétique dans la grande distribution ainsi que plusieurs mesures pourtant adoptées par les députés quelques mois plus tôt concernant la lutte contre le gaspillage alimentaire. En pratique, il sera donc toujours autorisé de jeter et détruire des tonnes d’aliments invendus. Pour justifier la censure de ces textes, des « raisons de procédure » ont été évoquées par les « Sages ». Des mesures trop complexes à mettre en place ? Des pressions des lobbies industriels ?

Gaspillage Alimentaire

Rappelons que cette décision décevante intervient dans un contexte global de gaspillage massif où chaque année dans le monde, 1.3 milliard de tonnes de nourriture est purement et simplement dilapidée tandis que près de 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation. À l’échelle nationale, et selon les estimations de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nation), la France comptabilise pas moins de 7.1 millions de tonnes de déchets alimentaires jetés par les fenêtres chaque année. Près de 67% de ceux-ci sont imputables aux ménages français, le reste étant partagé entre l’industrie agroalimentaire, les commerces, la grande distribution, la vente au détail et la restauration.

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